Les origines des deux incendies dans le Var toujours en cours d’investigation
Pendant que les sapeurs-pompiers suent sang et eau à l’avant afin d’éviter toute reprise du feu de Pontevès, d’autres à l’arrière scrutent le sol à la recherche du moindre indice pouvant les éclairer sur l’origine du sinistre.
Une mission dévolue aux gendarmes, assistés d’agents de l’office national des forêts (ONF) et de sapeurs-pompiers de l’unité de recherches des causes et circonstances d’incendie (RCCI).
À l’instar de celui ayant parcouru près de 200 hectares dimanche dernier entre Taradeau et Les Arcs, le parquet de Draguignan décline « actuellement » toute communication sur ce point concernant l’incendie du Gros Bessillon.
Mardi soir, alors qu’il faisait le point sur l’état de l’avancée du feu, le maire de Cotignac Jean-Pierre Véran avait relaté à la presse avoir appris de son homologue de Pontevès, Frank Panizzi, que l’origine de l’incendie serait dû « à un incident sur une clôture électrique ».
Attention aux « déductions hâtives »
CYRIL HIELY / Nice-matin
Une hypothèse tempérée ce mercredi midi par le préfet du Var Simon Babre : « La cellule d’investigation est à pied d’œuvre. Toutes les pistes doivent être explorées. Nous ne nous aventurons pas sur des déductions hâtives, parce que c’est compliqué. Il y a vraiment des techniques issues de plusieurs années d’expérience qui donnent parfois de résultats contre-intuitifs. Il faut vraiment se méfier de tout commentaire. »
Comme à Taradeau, la piste criminelle reste donc tout aussi envisageable que le dramatique accident ou le non-respect des consignes de prudence en cette période de canicule.
Dimanche, le feu était parti non loin du stade, à proximité d’un parking jouxtant un lotissement.
La zone, proche d’un sentier, laisse peu de doute quant à une intervention humaine. Volontaire ? L’enquête le précisera, avec le temps. À Taradeau comme à Pontevès.