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  • 2026-07-22 17:21:16 +0000 UTC

    Jul 22, 2026

    Les joueuses de tennis obligées de faire un test pour prouver que leur "sexe biologique" est féminin, au risque de ne plus pouvoir participer aux compétitions

    l'essentiel La WTA a fait le choix d'exclure les athlètes transgenres de ses compétitions de tennis féminin. L'instance a modifié ses dispositions sur la question en actualisant un texte durant ce mois de juillet 2026. Les joueuses vont devoir se soumettre à un test pour prouver qu'elles n'ont pas bénéficié des effets de la "puberté masculine". Si le résultat du texte n'est pas conforme, elles ne pourront plus jouer sur le circuit féminin.

    Loïs Boisson, Aryna Sabalenka, Coco Gauff, Iga Swiatek... Toutes les stars de la WTA vont devoir se soumettre à un test de génétique de dépistage du sexe biologique afin de maintenir leur éligibilité sur le circuit. Cette nouvelle disposition a été introduite par l'instance qui régit le tennis féminin dans son texte "relatif à l'éligibilité des joueuses" mis à jour en ce mois de juillet 2026. Ces dispositions existent déjà dans d'autres disciplines et seront appliquées lors des JO de Los Angeles 2028, mais sont un véritable changement dans le milieu du tennis. Elles sont largement critiquées par diverses associations.

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    "Une joueuse doit démontrer son admissibilité à participer aux tournois de la WTA au moyen d'un dépistage du gène SRY", précise ce texte officiel. Ce test pourra être effectué une seule fois sur l'entierté de la carrière (sauf soupçon de résultat faussé), et doit servir à déterminer le "sexe biologique" des joueuses alors que le critère retenu jusque là, était un seuil de testostérone dans le sang. Ce test prendra la forme d'un prélèvement d'un "échantillon de salive, d'un prélèvement buccal ou d'un échantillon sanguin". Les frais seront pris en charge financièrement par la WTA et le résultat ne sera pas rendu public. Même les joueuses mineures devront s'y soumettre.

    "Préserver l'intégrité du tennis professionnel féminin"

    L'objectif, selon la WTA, serait de "préserver l'intégrité du tennis professionnel féminin et maintenir des conditions de compétition équitables pour toutes les joueuses participant aux tournois". Voyant la polémique arriver, l'instance essaye de se montrer prudente dans le choix de ses mots. Bien qu'elle opère une "distinction entre le sexe biologique et l'identité de genre" dans cette mesure, la WTA assure n'avoir "nullement pour but de manquer de respect à l'identité de genre ou à la dignité de quiconque, ni de les remettre en question".

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    En cas de présence d'un gène SRY, les joueuses seront donc désormais interdites de compétition "dans l'attente d'une évaluation médicale complémentaire". Ce sera désormais à la charge de la joueuse de prouver qu'elle est atteinte d'un "syndrome d'insensibilité complète aux androgènes ou d'un autre trouble du développement sexuel" si le résultat du test s'avère positif, afin de démontrer qu'elle n'a en aucun cas bénéficié des effets de "la puberté masculine". L'exclusion des athlètes transgenres des compétitions féminines ne cesse de s'accélérer dans différentes disciplines. L'ancienne ministre des Sports et ancienne joueuse Amélie Oudéa-Catéra s'est prononcée en défaveur de cette mesure.

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