Les excellents « Club Kid » et « Méli-Mélo » dominent Deauville
De notre envoyée spéciale à Deauville, Caroline Vié
Publié le 12/09/2026 à 20h23 • Mis à jour le 12/09/2026 à 20h23
Fiche d'identité
- Les films étaient de grande qualité cette année.
- On a aussi pu croiser de nombreuses stars sur les Planches.
- Le cinéma américain se porte bien.
Des stars et des films : c’est ce qu’on attend au Festival du Cinéma américain de Deauville et c’est très exactement ce que cette 52e édition a offert aux festivaliers. Du côté des grands noms, on a eu le bonheur de croiser Faye Dunaway, Susan Sarandon, Ethan Hawke et Brendan Fraser et on y peut y ajouter Roschy Zem, président du jury et Lio, présidente du Jury de la Révélation.
Roschdy Zem et ses jurés ont récompensé nos deux favoris de la compétition en donnant le grand prix à Club Kid de Jordan Firstman également choisi par le public et Méli-mélo de Leah Nelson, également adoubé par la presse. Mouse d’Alex Thompson et Kelly O’Sullivan a reçu le prix de la Révélation en racontant l’histoire touchante d’une lycéenne dont la meilleure amie meurt tragiquement et qui se lie avec la mère de cette dernière.
Des visions queers de l’Amérique
Dans Club Kid, Jordan Firstman brosse un tableau fascinant du monde de la nuit à New York dans lequel il se dirige avec frénésie. Ce jeune gay se découvre soudain père d’un garçonnet de dix ans et doit assumer une responsabilité dont il se tire avec la meilleure volonté du monde. Ce premier film, en salle le 4 novembre, parle de paternité avec une grande tendresse. Il a touché les spectateurs deauvillais après ceux du Festival de Cannes où le film a été présenté dans la section Un certain regard.
Notre dossier sur le Festival de Deauville
On peut en dire autant de Méli-mélo, qui sortira en France le 20 janvier prochain. Comme Club Kid, ce premier film magnifique a été remarqué à Cannes mais aussi à Annecy car il s’agit d’animation. La réalisatrice suit le parcours d’une artiste lesbienne découvrant l’amour tandis que sa mère adorée succombe progressivement à la maladie d’Alzheimer. Cette adaptation d’un roman graphique poignant signé Sarah Leavitt, est un pur bijou en noir et blanc qui fait rire et pleurer.
Quelques autres œuvres remarquables
Le prix D’Ornano-Valenti, célébrant un premier film français, a couronné La Gradiva de Marine Atlan, déjà honoré par le prix de la Semaine de la critique cannoise. Ce voyage scolaire à Naples de lycéens en attente des résultats de Parcoursup n’a pas volé ses récompenses tant il se révèle sensible. Le film sera en salle le 21 octobre prochain et nous en reparlerons, mais il semble évident qu’il s’agit de l’une des œuvres les plus importantes de l’année. Le fort amusant Teenage Sex And Death At Club Miasma de Jane Schoenbrun, lauréat de la Queer Palm cannoise, a aussi reçu un accueil chaleureux. On y retrouve Gillian Anderson, en héroïne de films d’horreur oubliée que vient visiter une jeune réalisatrice désireuse de lui offrir un rôle dans son film.
Le cinéma américain va bien : telle est la conclusion à laquelle nous sommes parvenus après dix jours de projections. Films d’horreur, western, histoires d’amour, comédies et tragédies étaient au programme d’une sélection de qualité prouvant que les cinéastes américains trouvent toujours le moyen de faire entendre leur voix.