Les États-Unis et le Danemark concluent un accord sur la sécurité du Groenland

Publié le 19/09/2026 - 8:21 UTC+2

Les États-Unis et le Danemark ont annoncé être parvenus à un accord sur le Groenland, le président américain Donald Trump affirmant que ce texte donnerait à Washington "un contrôle permanent" sur la sécurité de l'île.

"Je suis heureux d'annoncer que les États-Unis d'Amérique ont conclu un accord avec le royaume du Danemark, et le Groenland, qui donne aux États-Unis un contrôle permanent sur la sécurité", a écrit Trump dans un message publié vendredi sur son compte Truth Social.

"Désormais, aucun adversaire des États-Unis ne pourra JAMAIS avoir une base au Groenland, y déployer une présence militaire ou y réaliser des investissements sensibles sans notre approbation écrite explicite", a-t-il ajouté.

Depuis son retour à la Maison-Blanche en janvier 2025, Trump a à plusieurs reprises menacé de s'emparer de ce territoire autonome danois, affirmant qu'il s'agit d'un enjeu essentiel de "sécurité nationale" et qu'à défaut d'action de Washington, la Chine ou la Russie s'en chargeraient.

Ses déclarations ont suscité des réactions hostiles partout en Europe, entraîné de nouveaux engagements financiers de Bruxelles et ravivé l'attention portée à la sécurité dans l'Arctique.

Dans une déclaration publiée vendredi, la Première ministre danoise Mette Frederiksen a vanté "un excellent accord pour le Groenland, le royaume du Danemark et les États-Unis", tout en assurant qu'il reconnaîtra "la souveraineté et l'intégrité territoriale du royaume ainsi que le droit du peuple groenlandais à l'autodétermination".

"Un accord qui renforce notre sécurité commune dans l'Arctique et dans la zone de l'Atlantique Nord et qui est donc une excellente chose pour l'OTAN et pour l'Europe également", a-t-elle ajouté.

Le Premier ministre du Groenland, Jens-Frederik Nielsen, a lui aussi salué l'accord avec les États-Unis, estimant qu'il est "à l'avantage de nous tous" et qu'il "garantira et renforcera la sécurité de l'île".

L'accord devrait être signé à l'Assemblée générale de l'ONU à New York la semaine prochaine.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s'est rendue au Groenland au début du mois dans le cadre des efforts de l'Union européenne (UE) pour contrer les ambitions arctiques de Trump. Elle y a annoncé un partenariat de 200 millions d'euros avec le territoire, dont les fonds doivent être investis cette année et la suivante.

Lors de la réunion annuelle du Forum économique mondial à Davos cette année, Ursula von der Leyen avait indiqué que l'UE préparait "une vague massive d'investissements européens" au Groenland afin de renforcer la sécurité dans l'Arctique.

La Commission a proposé d'allouer 530 millions d'euros au Groenland dans le cadre de son budget pour la période 2028–2034, estimant que cela reflète "l'importance géostratégique croissante du territoire dans l'Arctique".

Les États-Unis auraient eu 17 installations militaires et plus de 10 000 soldats au Groenland au plus fort de la guerre froide. Ils n'exploitent plus aujourd'hui qu'une seule base sur l'île, la base spatiale de Pituffik — l'installation la plus septentrionale du département américain de la Défense.

Selon la Force spatiale américaine (US Space Force), Pituffik est utilisée pour des missions d'alerte et de défense antimissiles ainsi que de surveillance spatiale.