Les entreprises allemandes réduisent leurs investissements directs aux États-Unis
Les entreprises allemandes ont fortement réduit leurs investissements directs aux États-Unis au premier semestre 2026, à 4,3 milliards d’euros, soit leur niveau le plus faible depuis 2023.
D’après des calculs de l’Institut économique allemand (IW) consultés par Reuters, ce montant représente une baisse de près des deux tiers sur un an et de près de 80 % par rapport à 2024.
Les incertitudes commerciales pèsent sur les décisions
• 4,3 milliards d’euros investis au premier semestre 2026.
• Près de -66 % sur un an.
• Près de -80 % par rapport au premier semestre 2024.
• Avant la pandémie, les investissements allemands aux États-Unis atteignaient en moyenne 15,8 milliards d’euros sur un semestre.
Cette prudence intervient alors que les relations commerciales entre Berlin et Washington restent marquées par les menaces tarifaires américaines. Les entreprises allemandes semblent hésiter à engager de nouveaux capitaux malgré l’importance du marché américain. Elles privilégient davantage le réinvestissement des bénéfices générés par leurs activités déjà implantées aux États-Unis plutôt que de nouveaux projets d’investissement.
L’évolution des droits de douane
La tendance est particulièrement significative pour l’industrie allemande, dont plusieurs grands groupes disposent d’importantes capacités de production outre-Atlantique. L’évolution des droits de douane et l’incertitude entourant la politique commerciale américaine compliquent les décisions de long terme, notamment pour les entreprises qui doivent arbitrer entre production locale, exportations et nouvelles implantations.
Le recul des investissements ne signifie toutefois pas que les entreprises allemandes se désengagent du marché américain. Les États-Unis restent un débouché majeur et une importante base industrielle pour les groupes allemands. Mais le niveau atteint au premier semestre souligne un changement d’attitude : face à un environnement commercial moins prévisible, les entreprises semblent désormais privilégier la prudence financière et l'exploitation de leurs actifs existants.