Les écoles namuroises et leurs secrets au cœur de la Route des Plaques et du Patrimoine 2026 (photos)

Avec l'hommage à François Bovesse du vendredi soir et le Marché Do Bia Bouquet du samedi matin, La Route des Plaques et du Patrimoine marque officiellement le début des Fêtes de Wallonie. "Pourquoi a-t-elle lieu maintenant ? Car c'est le week-end des Journées du Patrimoine", explique Benoît Rosier, membre du Comité central de Wallonie (CCW).

Le cortege, en fanfare, a arpenté les rues et les écoles de Namur.
Le cortege, en fanfare, a arpenté les rues et les écoles de Namur. ©Sébastien Monmart

Depuis de nombreuses années, ce parcours animé a pour vocation de commémorer des personnages qui ont influencé la vie namuroise et ses habitants. Mais aussi de mettre en avant le milieu naturel, le patrimoine architectural de la ville et son folklore. De faire (re) découvrir des lieux typiques ou insolites de la cité.

La thématique de cette année ? Les écoles et leurs secrets. "On passe d'école en école, de cour en cour et par divers endroits insolites", poursuit Benoît Rosier. Neuf écoles, dont certaines qui n'existent plus aujourd'hui, ont été sélectionnées suivant les coups de cœur des membres de la Commission de la Route des Plaques et du Patrimoine. Et de leur importance dans l'histoire locale. À charge pour les bénévoles de réaliser, en amont, des recherches historiques sur ces lieux en vue de documenter différents textes et surtout de pouvoir fournir les explications au public présent ce samedi.

Des écoles pour des enfants d'horizons bien différents

Le départ du cortège qui a rassemblé plusieurs centaines de personnes a été donné depuis la rue Courtenay, où se trouve l'EAFC (Enseignement pour adultes et de formation continue) Namur-Cadets. Anciennement l'école des Cadets. "Cette école fut fondée en 1880 sur un site situé à proximité des abattoirs de Namur. Il s'agissait d'une école de filles. À la suite d'une réforme de l'enseignement, elle a disparu et a migré vers un autre lieu dans le but d'accueillir un autre public. On y a accueilli ici les pupilles de l'armée, des enfants de militaires décédés au combat ou devenus invalides. L'État leur donnait une chance de formation."

Le cortège s'est ensuite déplacé en fanfare vers l'école du syndicat chrétien de l'aiguille, Place l'Ilon. "Ce quartier était peu favorisé. On sait qu'en 1876, 65 ménages habitaient 20 maisons. La plupart des habitants travaillaient dans des tanneries. À cette époque, le Parti ouvrier belge disposait sur cette place d'un local occupé par la "Ligue ouvrière" qui s'est ensuite transformé en maison du peuple. Pour contrer l'influence socialiste, l'abbé Pierlot, en collaboration avec une institutrice, a fondé le syndicat Chrétien de l'aiguille le 7 juin 1914. Cette institution va constituer une page importante de l'histoire sociale et économique de notre ville. Ce syndicat chrétien va être transformé en une coopérative des dentellières où l'on va y apprendre les techniques pour coudre et faire de la dentelle."

Place l'Ilon, une dentellière était présente pour illustrer le savoir-faire de l'époque.
Place l'Ilon, une dentellière était présente pour illustrer le savoir-faire de l'époque. ©Sébastien Monmart

Direction ensuite la rue du Lombard où se trouvent l'école centrale catholique et l'école fondamentale des sœurs de Notre-Dame. Un peu plus loin, après l'EMAP, c'est dans la cour vitrée de l'Institut Saint-Louis, qui a vu le jour en 1853, qu'un arrêt a été observé. Cette salle servait autrefois de cour de récréation. "Pour le 50e anniversaire de l'Institut, on a ouvert de nouvelles classes, aménagé une grande salle d'étude et recouvert la cour de récréation d'une infrastructure en verre, soutenue par de remarquables architectures en fer. On était à cette époque dans la période de la seconde révolution industrielle, qui correspond notamment à la construction de la Tour Eiffel. C'est le fer et le verre qui priment à tout point de vue dans l'architecture."

Cette salle vitrée de l'Institut Saint-Louis servait autrefois de cour de récréation.
Cette salle vitrée de l'Institut Saint-Louis servait autrefois de cour de récréation. ©Sébastien Monmart

La suite du cortège : des passages par l'Institut Sainte-Marie, l'Escholle dominicale pour les pauvres, l'Athénée royal de Namur et l'école Saint-Jacques des bateliers (Le pôle muséal Les Bateliers), créée en 1903. Durant des dizaines d'années, cette école a accueilli des milliers d'enfants de bateliers, jusqu'à sa fin définitive en 1982. C'est là qu'une nouvelle plaque commémorative a été inaugurée, en hommage aux anciens professeurs et élèves.

Une nouvelle plaque a été inaugurée à l'école des bateliers, ce samedi en fin d'après-midi.
Une nouvelle plaque a été inaugurée à l'école des bateliers, ce samedi en fin d'après-midi. ©Les Bateliers Namur
La Route des Plaques et du Patrimoine a franchi les ponts de Namur (Photos)

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