"Les bras m’en tombent" : à l’occasion du Banquet du Canon français à Béziers, la Ligue du Midi a distribué ses tracts
Samedi 19 septembre, en fin d’après-midi, alors que le banquet du Canon français touchait à sa fin dans les arènes de Béziers, à l’extérieur, devant l’édifice, des militants de la Ligue du Midi, groupe régionaliste identitaire, distribuaient leurs tracts de propagande. Une Biterroise tenait à le dénoncer. Le cofondateur du Canon français condamne cette action.
Le week-end dernier, le banquet du Canon français a pris place dans les arènes de Béziers, un événement qui, malgré les polémiques, se défend de toute dimension politique et met plutôt en avant le terroir et la culture française. Mais une Biterroise a tenu à réagir et à dénoncer les tracts distribués aux automobilistes qui roulaient devant les arènes, samedi en fin d’après-midi, par la Ligue du Midi, groupe régionaliste identitaire, une organisation de droite extrême régulièrement mise en cause dans des actes de violences.
"Remigracion : torna al país"
"Je tourne le flyer, les bras m’en tombent", écrit-elle. Le tract invite en effet à la “fête de la Ligue du Midi” qui se déroulera le 11 novembre en Avignon, une journée entière sur le thème “Remigracion : torna al país”. Pas besoin de maîtriser totalement l’occitan pour comprendre le sens de ces quelques mots. La remigration désigne en effet un concept politique qui prône le retour des immigrés non européens et de leurs descendants dans leur pays d’origine. "À l’occasion du Canon français, la Ligue du midi, est donc venue tracter pour un autre banquet en pleine rue ! Je passe devant tous les jours, je n’ai jamais été sollicitée de la sorte auparavant ! C’est donc aussi ça le Canon français ?", interroge encore cette Biterroise, choquée, et qui a tenu à témoigner de façon anonyme.
"C’était à l’extérieur, on a envoyé nos équipes de sécurité"
Géraud de la Tour, cofondateur du Canon français, explique qu’il a été alerté : "C’était à l’extérieur, on a réagi, envoyé nos équipes de sécurité et ça a été très vite géré. On leur a demandé d’aller faire ça ailleurs, de partir et de ramasser ce qu’ils avaient mis sur les voitures. On condamne ce genre de choses."