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  • 2026-08-12 16:27:31 +0000 UTC

    Aug 12, 2026

    Les Bourses européennes restent sous pression face aux tensions à Ormuz

    Les Bourses européennes ont terminé en petite baisse mercredi, dans une séance marquée par la prudence face à la situation au Moyen-Orient et des prises de bénéfices après l'inflation américaine.

    La Bourse de Paris a terminé sur un recul de 0,46%, Francfort a cédé 0,23%, Londres 0,10% et Milan est restée à l'équilibre (-0,01%).

    La Bourse de Bruxelles a encore évité de justesse une nouvelle baisse mercredi. Après un sprint final, l'indice Bel20 a clôturé en hausse de 0,08 %, à 5.723,27 points.

    A Bruxelles

    Parmi les valeurs de l'indice, KBC a particulièrement progressé, gagnant 1,85 % à 129,65 euros.

    Umicore a également avancé. La hausse du cours de l'or a permis à l'action de grimper de 1,34 %, à 24,22 euros.

    La plus forte baisse du jour parmi les valeurs de l'indice est en revanche revenue à UCB, qui a cédé 1,94 %, à un cours de clôture de 221,80 euros.

    UCB chute de plus de 13% à la Bourse de Bruxelles

    Sur le marché élargi, Co.Br.Ha. a subi un recul de 7,38 %, à 2.260,00 euros. La brasserie a vu son chiffre d'affaires reculer de 3,1 % au premier semestre, à 54,2 millions d'euros. Sa perte nette s'est dans le même temps creusée, passant de 1,5 à 1,7 million d'euros.

    Shurgard a chuté de 6,47 %, à 23,85 euros. Le chiffre d'affaires du spécialiste de la location d'espaces de stockage a progressé de 2,9 % au premier semestre, à 229,6 millions d'euros. Cela n'a pas empêché son bénéfice net de plonger de 80,8 %, à 67,9 millions d'euros. Pour l'ensemble de l'exercice, le groupe table désormais sur une croissance de son chiffre d'affaires de 3,5 à 4,5 %. Initialement, il visait une progression de 6 à 8 %.

    Le pétrole reste stable

    "Les investisseurs sont restés concentrés sur le conflit en cours au Moyen-Orient et sur la question toujours non résolue de la réouverture du détroit d'Ormuz", explique-t-il.

    Donald Trump, qui semble désormais privilégier une approche plus attentiste face à l'Iran, a répété mercredi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis avaient un contrôle "total" du détroit d'Ormuz et allaient le "garder".

    Dans les faits, ce passage stratégique pour le commerce mondial du pétrole est verrouillé par l'Iran, alors que les Etats-Unis imposent de leur côté un blocus aux ports iraniens.

    À près de 90 dollars, le pétrole remet la pression sur les marchés européens

    "Les espoirs d'une avancée diplomatique ont à plusieurs reprises soutenu l'appétit pour le risque au cours des dernières séances, mais de nouvelles complications ont également ravivé la prime de risque liée au pétrole et à l'inflation", résume Patrick Munnelly.

    Sur le marché pétrolier, les prix restaient stables. Vers 15H45 GMT, le Brent de la mer du Nord s'échangeait à 88,92 dollars (+0,01%) et le WTI américain à 83,20 dollars (-0,01%).

    L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a par ailleurs indiqué mercredi qu'elle revoyait fortement en baisse sa prévision de la demande de pétrole en 2026, faute de perspective d'une résolution rapide du conflit au Moyen-Orient entre les Etats-Unis et l'Iran.

    Pour Andreas Lipkow de CMC Markets, les investisseurs ont par ailleurs profité des "chiffres de l'inflation américaine pour procéder à des prises de bénéfices un peu plus marquées" sur les Bourses européennes.


    L'avis des brokers

    Shurgard (-6,47% à 23,85 euros) a été descendu d' "acheter" vers "conserver" chez KBC Securities, la cible étant lourdement ajustée de 36 vers 25 euros suite à la publication de chiffres très décevants pour le deuxième trimestre. Le résultat est ressorti nettement en dessous des attentes en raison d'une croissance plus faible que prévu des loyers et de conditions concurrentielles en nette dégradation sur le marché britannique. "La direction a également réduit ses attentes pour la croissance bénéficiaire en 2026".

    Aperam (+0,29 % à 48,84 euros) a été remonté de "neutre" vers "surpondérer" chez JP Morgan à l'occasion d'une étude consacrée aux producteurs européens d'acier inoxydable. "Nous attendons un redressement de la croissance bénéficiaire à partir du quatrième trimestre, avec des valorisations attractives causées par une période prolongée de stagnation des résultats". La cible a également été propulsée de 46,1 vers 57 euros, l'analyste soulignant que le rendement élevé constitue un autre argument pour détenir le titre.

    Lotus Bakeries (+ 0,33% à 12 340 euros) a été confirmé à "conserver" chez Kepler Cheuvreux, la cible étant relevée de 11480 vers 12600 suite aux excellents chiffres trimestriels. L'analyste a mis à jour son modèle, afin de prendre en compte l'annonce du plan d'investissements de 500 millions d'euros pour la période 2026-2030. "Ce plan est nécessaire pour alimenter la croissance à deux chiffres des capacités de production anticipée par le marché". L'analyste pointe néanmoins la valorisation élevée du titre.

    G.Se.

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