Le « violeur de poule » arrêté et convoqué devant le tribunal de Reims
Interpellé, l’homme qui s’était fait filmer en train de violer une poule affirme avoir mimé un acte sexuel, mais reconnaît un attouchement, accidentel selon lui en la manipulant. Il sera jugé pour « atteinte sexuelle sur animal ».
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La vidéo avait enflammé les réseaux sociaux il y a quelques semaines : celle d’une poule sur laquelle on voyait un individu à casquette effectuer un acte sexuel sur la malheureuse, en se faisant filmer par un autre individu. Simulation ? L’homme à la casquette affirme que oui.
Les policiers de Reims l’ont en effet placé en garde à vue le 25 août, a-t-on appris ce mercredi 2 septembre. Il s’avère que les faits sont anciens puisque la vidéo date des vendanges 2021 – 2022.
Les tout premiers renseignements parvenus aux services enquêteurs comportaient de nombreuses imprécisions, à l’origine notamment d’un quiproquo qui avait fait croire que la poule « avait été recueillie et sauvée », selon les éléments communiqués le 18 août 2026 par le parquet de Reims.
En fait, la poule avait été mangée dès « le lendemain » du tournage de la vidéo qu’une personne a diffusée cet été sur les réseaux dans le cadre d’une vengeance envers l’homme à la casquette, se dit-il dans l’entourage de celui-ci, un Rémois de 25 ans déjà connu de la justice.
Festin familial
D’après ses déclarations, le mis en cause a fait semblant de violer la poule, lors d’un délire, mais admet toutefois lui avoir touché les parties intimes avec un doigt, sans le faire exprès assure-t-il, en la manipulant (la vidéo semble corroborer des attouchements à cet endroit).
La pauvre volaille a bien été mangée les jours suivants, a-t-il ajouté. Par sa famille.
Contacté ce mardi 2 septembre, le procureur de Reims François Schneider a confirmé l’arrestation de l’individu, remis en liberté avec une convocation au début de l’année 2027 devant le tribunal.
L’homme sera jugé pour « atteinte sexuelle sur animal », délit puni d’une peine maximale de trois ans de prison et 45 000 euros d’amende (quatre ans d’emprisonnement et 60 000 euros d’amende si les faits sont commis en réunion, en présence d’un mineur ou par le propriétaire ou le gardien de l’animal).
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