Le Venezuela va engager son «retrait définitif» de la Cour pénale internationale
Le Venezuela va quitter la Cour pénale internationale (CPI), a annoncé vendredi 24 juillet le ministre des Affaires étrangères sur les réseaux sociaux. Une décision qui n'est pas vraiment une surprise, Caracas ayant déjà averti sur son intention de se retire de cette juridiction.
Publié le : 25/07/2026 - 17:52
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Les autorités vénézuéliennes avaient menacé à plusieurs reprises de quitter la Cour pénale internationale. Des paroles aux actes, il est un pas que Caracas a décidé de franchir. « Sur instructions de la présidente par intérim, Delcy Rodríguez, le Venezuela a communiqué au secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, sa décision ferme et irrévocable de dénoncer le Statut de Rome et d'engager son retrait définitif de la CPI », annonce sur le réseau social X Felix Plasencia, ministre des Affaires étrangères du Venezuela.
Pour justifier cette décision, Caracas dénonce « un biais géographique avéré qui a concentré son activité de manière disproportionnée sur des pays africains et latino-américains, au détriment du Sud global ». « Ce schéma révèle une justice internationale qui, loin d'être appliquée avec équité, a été instrumentalisée pour approfondir les inégalités entre les peuples et nier leur droit à l'autodétermination et à la souveraineté », poursuit le ministre.
La Cour avait suscité la colère du pouvoir chaviste lorsqu'elle a ouvert, en 2018, une enquête sur de possibles crimes contre l'humanité commis sous la présidence de Nicolas Maduro. C'était un an après la répression des manifestations de 2017, qui avait fait une centaine de morts. En 2025, le procureur de la CPI avait fermé son bureau de liaison à Caracas, estimant que le Venezuela ne coopérait pas suffisamment avec la Cour.
En quittant la CPI, le Venezuela emboîte en tout cas le pas à son nouvel allié, les États-Unis, qui ne cessent de saper la légitimité de l'institution. Il y a quelques jours, le secrétaire d'État américain, Marco Rubio, a écrit dans le Wall Street Journal que les États-Unis comptaient démanteler la Cour pénale internationale, « brique par brique si nécessaire ».
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