Le « triste bilan » des baignades mortelles bondit, à plus de 300 depuis juin

Alors que l’été touche à sa fin, le bilan des noyades dépasse déjà largement celui de 2025, sur fonds de canicules à répétition.

Par Maëlle Roudaut avec AFP

Un panneau interdit la baignade dans un étang du Maine-et-Loire, où aucun personnel n’a été recruté pour surveiller les baigneurs. Photo prise le 17 juillet 2026.

JEAN-MICHEL DELAGE / Hans Lucas via AFP

Un panneau interdit la baignade dans un étang du Maine-et-Loire, où aucun personnel n’a été recruté pour surveiller les baigneurs. Photo prise le 17 juillet 2026.

C’est un drame qui arrive plus souvent qu’on ne l’imagine. Lors de l’été 2026, plus de 300 personnes sont mortes en raison d’une noyade en France. La ministre des Sports et de la Jeunesse, Marina Ferrari, a ainsi annoncé que depuis le 19 juin, 301 décès par noyade ont été enregistrés.

« C’est un triste bilan puisque nous sommes 14 % au-dessus de ce que nous avons pu connaître en 2025 », a ajouté la ministre sur France Inter. Cette augmentation est « en ligne avec les vagues de canicule » qui se sont succédé depuis la fin mai en France alors que « beaucoup de personnes ont cherché à se mettre à l’eau avec des comportements à risques qui ont été détectés », a-t-elle expliqué.

Hydrocution, surestimation physique et nage en eau libre

« Beaucoup de ces accidents mortels interviennent dans des zones de baignade qui ne sont ni autorisées ni surveillées », a souligné Marina Ferrari. Concernant « les personnes les plus âgées », la ministre a indiqué que « beaucoup de noyades se sont passées dans des bassins individuels », évoquant des cas d’hydrocution ou de surestimation des « capacités physiques » des victimes.

D’autres noyades ont eu lieu « en eau libre, dans des canaux par exemple », la conséquence selon Marina Ferrari de « comportements à risques notamment en Île-de-France. » « Nous travaillons avec la région Île-de-France pour améliorer les points de baignabilité et sécuriser davantage les choses », a-t-elle affirmé.

Fin juillet, l’agence Santé publique France (SpF) avait comptabilisé 35 noyades mortelles en Île-de-France entre le 1er mai et le 15 juillet, contre 14 l’année précédente, dont 15 pour le seul département de la Seine-et-Marne.