Le torchon brûle entre Berlin et Rome au sujet de l’accueil de réfugiés
Malgré les nouveaux accords européens, l’Italie refuse d’accueillir les migrants qui se sont rendus en Allemagne après leur arrivée sur les côtes italiennes. Le ton s’est durci ce week-end entre les deux pays. Le vice-Premier ministre italien Matteo Salvini a déclaré que son pays n’accueillerait aucun migrant en situation irrégulière en provenance d’Allemagne tant que des organisations humanitaires allemandes seraient actives en Méditerranée.
A. FO
Source: Belga, AFP
23 août 2026, 19:13Dernière mise à jour: 19:14
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Le gouvernement de la Première ministre Giorgia Meloni fait ici référence aux ONG allemandes qui, depuis des années, recueillent des réfugiés à bord de navires en Méditerranée pour les débarquer ensuite dans des ports italiens. Selon les autorités italiennes, 2.200 migrants sont arrivés de cette manière en Italie cette année. Beaucoup ont ensuite pris la route d’autres pays européens.
Accords européens
Le gouvernement allemand, quant à lui, renvoie aux accords européens existants. Dans les faits, chaque réfugié doit introduire une demande d’asile auprès de l’État via lequel il est arrivé sur le continent européen. Le Règlement sur la gestion de l’asile et de la migration, entré en vigueur en juin 2026, a maintenu ce principe de base déjà porté par le Règlement de Dublin.
“L’Allemagne n’a pas le droit de nous renvoyer ne fût-ce qu’un migrant illégal”
Pourtant, le vice-Premier ministre italien Matteo Salvini, président du parti d’extrême droite La Ligue, a estimé que “l’Allemagne n’a pas le droit de nous renvoyer ne fût-ce qu’un migrant illégal, tant que les bateaux d’ONG allemandes seront actifs en Méditerranée afin de ramener des milliers de migrants illégaux en Italie et en Europe.”
La législation du pays du pavillon ?
En Italie, certains font également valoir que le droit international de la mer stipule qu’un navire est tenu d’appliquer la législation du pays dont il bat le pavillon, ce qui ferait, selon eux, de l’Allemagne le premier pays d’accueil de ces réfugiés.
Une réunion devrait avoir lieu rapidement entre le ministre italien de l’Intérieur Mateo Piantedosi et son homologue allemand Alexander Dobrindt.