« Le syndrome de septembre » : les conseils des psys pour réussir son mois de rentrée sans stress

À peine les vacances commencent-elles à toucher à leur fin que la rentrée pointe déjà le bout de son nez. Pour certaines personnes, cette période suffit à faire grimper l’anxiété : organisation, travail, école, rendez-vous… Le cerveau se remet en mode « il faut tout prévoir » avant même d’avoir rangé les valises.

Ce phénomène, parfois appelé « syndrome de septembre », correspond à une forme de stress anticipatoire. Le contraste entre le rythme détendu des vacances et les exigences de la reprise peut donner l’impression de passer brutalement du farniente au marathon.

Pourquoi notre corps se met-il en mode alerte ?

Pendant les vacances, le rythme ralentit généralement et laisse davantage de place à la récupération. À l’approche de la rentrée, l’anticipation des contraintes à venir peut au contraire réactiver les mécanismes liés au stress.

Résultat : sommeil perturbé, irritabilité, sensation d’être débordé ou encore difficultés à profiter pleinement des derniers jours de vacances peuvent apparaître. Le problème n’est donc pas forcément la rentrée elle-même, mais toute la pression que l’on concentre autour d’elle.

Le piège à éviter : vouloir tout recommencer en septembre

Nouveau rythme, nouvelles habitudes, maison parfaitement rangée, agenda organisé au millimètre… La tentation de profiter du 1er septembre pour repartir de zéro est forte. Mais ce fameux effet « page blanche » peut surtout conduire à se fixer beaucoup trop d’objectifs en même temps.

Pour éviter de transformer la rentrée en course contre la montre, mieux vaut accepter que tout ne soit pas réglé immédiatement. La reprise est déjà un changement important : inutile de lui ajouter une montagne de résolutions.

La méthode des 15 minutes

Parmi les pistes utilisées en thérapie cognitivo-comportementale figure le principe du « worry time », ou temps réservé aux inquiétudes. L’idée est simple : consacrer chaque jour un court créneau, d’environ 15 minutes, aux préoccupations liées à la rentrée.

Plutôt que de laisser les pensées envahir toute la journée, on leur donne donc un rendez-vous précis. Une technique qui permet aussi de prendre du recul et de distinguer les vrais problèmes des scénarios catastrophes imaginés par notre cerveau.

Une seule mission par jour

Autre conseil : commencer progressivement. Plutôt que d’anticiper l’intégralité de la rentrée en quelques jours, il est préférable de répartir les tâches logistiques.

Un rendez-vous à prendre, quelques fournitures à acheter, un peu de rangement… Une mission par jour peut largement suffire. Cette approche permet de conserver une sensation de contrôle sans transformer la fin des vacances en planning militaire.

Et si on gardait un peu des vacances ?

Pas question non plus de tirer un trait brutal sur les habitudes estivales. Conserver deux petits rituels appréciés pendant les vacances jusqu’à la mi-septembre peut aider à faire le lien entre les deux périodes.

Une promenade en fin de journée, un petit-déjeuner tranquille, une soirée sans écran ou simplement un moment consacré à soi : ces habitudes peuvent devenir de précieux repères lorsque le quotidien reprend son rythme habituel.

La bonne résolution de cette rentrée ? Ne pas chercher à être parfaitement organisé dès le premier jour. Avancer progressivement, garder quelques plaisirs estivaux et accepter que tout ne soit pas sous contrôle : finalement, c’est peut-être la meilleure façon de reprendre sans stress.

La rédaction n’a pas contribué à la réalisation de cet article