Le Sud vu par les stars : Il vit aujourd’hui au beau milieu d’un ancien décor de sa propre série, la révélation insolite de l’acteur Folco Marchi
Série Le Sud vu par les stars/Episode 4/6. Ils y travaillent, y habitent, sont nés ici ou sont tombés amoureux de notre région. Auprès de Midi Libre, ces personnalités bien connues se livrent, partagent leurs plus beaux souvenirs, leurs refuges secrets et leurs adresses fétiches. Folco Marchi, né fin 1987 dans la garrigue nîmoise, incarne le personnage de Ludo dans la série Un si grand soleil. Entre deux tournages, l’acteur nous livre ses souvenirs de jeunesse, son amour pour la Camargue et ses Cévennes secrètes, sans oublier ses bistrots préférés à Nîmes et Montpellier ainsi que ses projets de tournage.
Il a grandi dans "la période d’insouciance" des années 1990 dont il reste nostalgique. Folco Marchi, 38 ans, incarne Ludovic Métay depuis 2018 dans la série Un si grand soleil sur France 3. Le Nîmois vit aujourd’hui dans l’Hérault, à Castries précisément, dans un ancien décor de la série. Si la vie l’a mené un peu à Paris et à Barcelone, c’est dans la région que celui qui a grandi non loin de la Tour Magne se sent bien.
Avez-vous identifié pourquoi vous vous sentez si bien ici ?
Je suis né dans le Gard et je me sens véritablement enraciné dans la culture de la région, notamment à travers la nature. Par exemple, ce matin, j’étais en train de marcher dans la garrigue avec les cigales. Ce chant me ramène à l’essence même de mon enfance. Je me sens enraciné ici, attaché à cette culture méditerranéenne.
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"De l’huile d’olive qui coule dans nos veines"
Qu’est-ce qui vous a particulièrement manqué, au-delà du chant des cigales, quand vous étiez ailleurs ?
L’identité que l’on partage, de la Camargue aux Cévennes. Il y a beaucoup de diversité mais on va retrouver une culture commune, une manière de s’adresser les uns aux autres. Je m’amuse toujours à dire qu’on a tous un peu d’huile d’olive qui coule dans les veines et qu’on est des glaces au citron. On est quand même des tempéraments chauds.
Sur les toits de la Maison Carrée
Quel souvenir particulièrement marquant avez-vous envie de partager ?
J’ai un souvenir complètement fou, un moment suspendu avec mes amis. Je devais avoir 18 ans, nous étions sur les toits de la Maison Carrée, à Nîmes. Un échafaudage, resté là, nous avait permis d’y accéder. On avait dansé, fait les fous. C’était n’importe quoi. C’est le souvenir des derniers instants d’insouciance, de ces moments où tu te sens invincible.
Quelle image du Sud vous revient immédiatement quand vous fermez les yeux ?
Notre lumière, le bleu magnifique de notre ciel, le chant des cigales, nos ruelles étroites et colorées.
Quels endroits aimez-vous faire visiter à des amis qui viennent vous voir ?
Je les amène dans nos Halles, à Nîmes ou Montpellier. On va prendre un petit café, saluer des locaux, manger une petite fougasse, des huîtres également. Ensuite, j’aime bien les emmener se balader dans les ruelles de l’Écusson nîmois.
Ses restaurants préférés
"J’aime bien aller manger chez au bistrot de Tatie Agnès, à Nîmes. C’est une cuisine méditerranéenne et simple. L’accueil est très familial, très accueillant. J’y vais depuis 18 ans. À Montpellier, mon fief c’est la Maison d’Anna, avec sa délicieuse cuisine italienne, originaire des Pouilles. Je m’y régale de pizzette à la truffe, d’Orecchiette, de linguines, saucisses, olives".
Où allez-vous vous ressourcer ?
J’ai découvert mon lieu, en Cévennes, du côté de Colognac, au-dessus de Saint-Hippolyte-du-Fort. Je suis arrivé là complètement par hasard, en accompagnant ma fille chez les scouts. Je ne savais pas où dormir et je suis tombée sur un tabac-presse- auberge à l’ancienne, avec la nuit à 45 euros. Cet endroit est une pépite. La nature là-bas m’a fait un bien fou. Je me suis promené avec mon chien, un berger-australien. J’avais l’impression que le temps s’arrêtait, c’est typiquement ce dont j’avais besoin à ce moment-là.
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"Un thriller en Camargue"
Votre journée parfaite ?
Elle commence par une nuit réparatrice ayant commencé avant minuit. Coucher endormi à 23 h 30, c’est parfait. Ensuite, je prends un petit café sur une terrasse accompagné d’une fougasse aux gratons. Et pourquoi pas feuilleter quelques pages d’un livre ou du Midi Libre avec un coup d’œil sur l’horoscope en dernière page. Pour déjeuner, j’adore Les Poissons d’argent, à côté d’Aigues-Mortes, au cœur de la Camargue, suivi par une petite baignade à La Plagette. Et je finis par une séance de cinéma.
Un plaisir que vous ne vous autorisez qu’ici ?
Un petit pastis de temps en temps. Il n’y a pas d’autre endroit pour boire un pastis que dans le Sud. Pas boire un pastis à Paris, c’est trop bizarre. Une partie de pétanque aussi. Marcher en tongs ou en espadrilles, parler avec l’accent.
Avez-vous des projets professionnels autres qu’Un si Grand soleil ?
Je suis en train de construire un long métrage, qui se déroule en Camargue. Je suis auteur et co-scénariste à ce stade. C’est un thriller criminel, avec des airs de western. On a fini la version 1 du scénario. Et on va passer en période de développement. On devrait tourner début 2028.