“Le salaire n’arrive qu’en cinquième position”: voici ce qui motive les Belges à rester chez leur employeur

Un openspace de travail. © Getty Images/Westend61

Selon une enquête du prestataire de services RH Partena Professional, la sécurité de l’emploi constitue le premier motif poussant les travailleurs belges à rester dans leur entreprise actuelle.

Kevin Dupont

Source: Belga

16 octobre 2026, 07:47

Ajoutez-nous à vos favoris Google

“L’impact de l’incertitude économique sur le marché du travail ne doit pas être sous-estimé (...) Pour beaucoup de travailleurs, la sécurité de l’emploi compte au moins autant que le montant qu’ils reçoivent chaque mois sur leur compte bancaire”, analyse Yves Stox, managing consultant chez Partena Professional, sur base d’une nouvelle enquête du prestataire de services menée auprès de 1.000 travailleurs et publiée vendredi. “Quand on leur soumet douze raisons possibles de rester chez leur employeur actuel, la sécurité d’emploi s’impose nettement. Le salaire n’arrive qu’en cinquième position, avec 35,1%.”

Après la sécurité d’emploi viennent l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée (49,5%), le contenu du travail (44,7%) et les déplacements entre le domicile et le lieu de travail (38,1%). Les avantages extralégaux (33,6%) et la flexibilité des horaires de travail (32,1%) sont pour leur part moins souvent cités que le salaire, de même que le lien avec les collègues (29,5%) et le télétravail (23,8%). Les possibilités d’évolution (11,4%), l’impact sociétal du travail (11,5%), et le prestige de l’organisation (6,4%) ferment de leur côté la marche.

Des différences régionales, de genre et de niveau d’études

Si la sécurité d’emploi est le facteur principal pour pratiquement tout le monde, l’enquête de Partena Professional met cependant en lumière des différences entre travailleurs.

Les francophones (39,8%) citent ainsi plus souvent le salaire comme raison de rester chez leur employeur actuel que les néerlandophones (31,8%). En termes de genre, 41,3% des hommes citent le salaire comme un facteur important pour rester, contre 28,6% des femmes. Quant aux travailleurs diplômés de l’enseignement supérieur, ils mentionnent eux aussi plus souvent leur salaire (38,5%) que les travailleurs moins qualifiés (32%).

LIRE AUSSI

À découvrir