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  • 2026-08-03 05:15:44 +0000 UTC

    Aug 03, 2026

    Le prix du pétrole chute face aux négociations entre les États-Unis et l'Iran

    Vers 01h00 GMT (03h00 HB), le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre, référence du marché mondial, reculait de 4,56% à 83,92 dollars.

    Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,75% à 80,66 dollars.

    Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

    L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

    Le président américain a ensuite annoncé que de nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.

    La signature mi-juin d'un protocole d'accord n'a débouché pour l'instant sur aucune percée diplomatique majeure en vue d'arriver à la fin du conflit entamé depuis plus de cinq mois.

    Le détroit d'Ormuz est de nouveau verrouillé par la République islamique depuis la reprise début juillet des affrontements avec les États-Unis.

    De nouveaux pourparlers débuteront ce lundi

    Les États-Unis et l'Iran débuteront lundi un nouveau tour de négociations en vue de trouver une issue à la guerre qui les oppose depuis le 28 février, a annoncé dimanche (heure locale) le président américain Donald Trump à bord de l'avion présidentiel Air Force One.

    Le locataire républicain de la Maison Blanche avait plus tôt affirmé retenir une attaque avec Israël contre la République islamique, pour peu qu'un accord soit rapidement conclu. Washington et l'État hébreu ont coordonné l'offensive contre l'Iran qui a initié cette guerre, depuis lors étendue à d'autres pays du Moyen-Orient qui abritent des intérêts américains.

    "Bien sûr qu'ils (les Iraniens, NDLR) ne veulent pas être attaqués. Ils connaissaient l'ampleur de cette attaque car ils la voyaient prendre forme (...) Ce que l'on fait maintenant, c'est parler avec eux sous la forme d'une négociation. Cela commence demain après-midi" (lundi en Belgique), a affirmé le président américain dimanche à bord de son avion Air Force One.

    Un député iranien a confirmé dimanche que des efforts étaient entrepris pour relancer "l'accord d'Islamabad". Cet accord intervenu sous médiation pakistanaise avait été annoncé en juin et devait paver le chemin vers un cessez-le-feu durable, en vigueur depuis avril. Il a néanmoins volé en éclats début juillet en raison de tensions concernant le détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le transport des hydrocarbures sur lequel Téhéran veut garder le contrôle.

    La veille, le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane avait appelé Donald Trump à privilégier la voie du dialogue avec l'Iran. Riyad est un allié régional de poids pour les États-Unis et les deux pays ont mené des frappes conjointes en Irak contre des milices pro-iraniennes. Alors que l'Iran verrouille le détroit d'Ormuz, l'Arabie saoudite s'appuie sur celui de Bab el-Mandeb, situé à l'extrémité sud de la mer Rouge, pour poursuivre ses exportations de pétrole. Mais les rebelles yéménites houthis, alliés de l'Iran, ont décrété un blocus maritime contre le royaume saoudien.

    2026-08-03 05:15:44 +0000 UTC