Prix des voitures : critère dominant sur l'impact environnemental

Publié6. octobre 2026, 20:11

Achat d'une voitureLe prix, critère principal bien avant l'impact environnemental

Un sondage effectué dans 13 pays occidentaux indique que le prix d'achat devance, de loin, tous les autres critères lors du choix d'un véhicule.

Agence France-Presse

La variable «prix» est encore plus déterminante quand il s'agit de véhicules d'occasion.

La variable «prix» est encore plus déterminante quand il s'agit de véhicules d'occasion.ANDBZ/ABACA

Le prix reste le critère principal pour choisir une voiture, cité par près de la moitié des automobilistes, loin devant l’impact environnemental ou le pays de production, selon l’observatoire Cetelem de l’automobile 2027 publié mardi, qui porte sur 13 pays.

Le prix d’un véhicule est le critère de choix numéro 1 pour 39% des automobilistes recherchant une voiture neuve, et 52% des acheteurs de voitures d’occasion, selon cette étude auprès de 15'770 automobilistes, dont plus de 3000 Français, menée dans 13 pays (Allemagne Belgique, Chine, Espagne, États-Unis, France, Italie, Japon, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Royaume-Uni et Turquie).

Sécurité et fiabilité bien après le prix

Sont ensuite citées la sécurité (32% pour les voitures neuves et 26% pour les occasions) et la fiabilité (27% et 25%). La marque (18 et 16%), l’impact environnemental (10 et 7%) ou le pays de production (6 et 4%) sont bien plus marginaux. À modèle équivalent, six automobilistes sur dix préfèrent une marque étrangère moins chère qu’une marque nationale.

Encore faut-il que les automobilistes identifient correctement à qui appartient une marque, a souligné Flavien Neuvy, directeur de l’observatoire Cetelem, mardi en conférence de presse. Par exemple, une majorité ignore que MG, qui était britannique, et Volvo, fondé en Suède, appartiennent à des groupes chinois depuis plusieurs années. La moitié des Français (50%) citent le prix comme premier critère pour acheter une voiture neuve.

Si 48% des Français déclarent préférer les marques nationales, cet attachement trouve ses limites avec la question du prix. Ainsi, ils sont 71% à avoir déjà renoncé à une marque pour des raisons budgétaires. Dans les 13 pays étudiés, 76% des automobilistes accepteraient de payer un léger surcoût pour acheter une voiture nationale ou régionale (environ 5%). L’attachement aux marques nationales est le plus marqué au Japon (83%), en Allemagne (53%), en Chine (52%) et aux États-Unis (51%).

Électrique et hybride ont le vent en poupe

En France, malgré un marché fragile, près d’un tiers des automobilistes prévoient d’acheter un véhicule dans l’année à venir. Face à la hausse des coûts d’usage, avec l’explosion des prix des carburants, 60% des Français pensent acquérir un véhicule électrique ou hybride.

Depuis la fermeture du détroit d’Ormuz, «sur les ventes de véhicules neufs, on a gagné entre 2 et 3 ans en termes de trajectoire vers la transition au 100% électrique», a expliqué à l’AFP Flavien Neuvy.

Par ailleurs, 37% des Français se disent prêts à acheter un véhicule chinois. «C’est beaucoup parce qu’on est au début de l’histoire», estime Flavien Neuvy, qui rappelle la défiance qui avait accompagné l’arrivée des marques japonaises et coréennes sur le marché.

(les/rk)

Agence France-Presse

L’Agence France‑Presse (AFP) est une agence mondiale d’information. C'est l'une des sources d’information internationale que 20 minutes utilise.

Ton opinion