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  • 2026-07-27 16:50:14 +0000 UTC

    Jul 27, 2026

    Le permis de régularisation de la bergerie du Vieux-Waleffe est refusé : "C'est la politique du fait accompli et je ne suis pas d'accord avec ça"

    La bataille de la bergerie du Vieux-Waleffe n'en finit plus de faire rage à Villers-le-Bouillet. Depuis 2019, la famille Marchal est dans un bras de fer constant avec les autorités communales pour justifier la légalité de l'implantation de sa bergerie. À l'époque, le propriétaire de la ferme, Michel Marchal, obtient un permis d'urbanisme émanant d'un avis ministériel pour la construction de sa nouvelle bâtisse destinée à abriter des moutons. En recours, et alors qu'entre-temps le projet avait été construit, la Commune, qui s'oppose au projet, avait obtenu gain de cause après un recours au Conseil d'État.

    Depuis, la bergerie est considérée comme construite illégalement, et ce malgré le fait que son propriétaire détenait bel et bien un permis au moment des travaux. Pour rentrer dans les clous, la famille Marchal a introduit une demande de permis de régularisation en mars dernier et, aujourd'hui, cette requête a été refusée. "On part en recours, clame Nicolas Marchal, fils du propriétaire de la bergerie. Tous les avis techniques que nous avons sont favorables. Le fonctionnaire délégué, la zone de secours et la cellule pour les inondations sont tous d'accord avec le projet. On a un permis de classe 3, renouvelé par le bourgmestre lui-même au mois de novembre, pour la présence des bêtes donc il n'y a pas de problème là-dessus non plus. Les autorités communales disent que ce n'est pas un bon aménagement des lieux, mais ça reste leur avis, c'est subjectif."

    "Michel Marchal se pose en victime"

    Pour le bourgmestre villersois, François Wautelet, la famille Marchal ne peut en vouloir qu'à elle-même pour la situation dans laquelle elle se trouve actuellement. "Michel Marchal se pose en victime, mais, dès le départ, il savait que la Commune était opposée à son projet. Il était également au courant du fait que la décision du Conseil d'État devait arriver. On était en attente du verdict et lui a dit "Je m'en fous, je construis quand même". Un tas de gens respectent scrupuleusement les procédures pour mener à bien leurs projets ; lui, non. C'est la politique du fait accompli et je ne suis pas d'accord avec ça."

    Pour les exploitants, c'est une perte de temps et d'argent considérable au niveau communal. "On perd notre temps et notre argent. Ça n'a aucun intérêt de persister autant à se dresser contre notre projet, si ce n'est pour flatter l'ego d'un bourgmestre entêté. Le Conseil d'État nous a remis un avis favorable lorsque nous sommes allés en justice en 2021, je ne vois pas pourquoi ils diraient non aujourd'hui. Si la Commune veut jouer, on va jouer à deux. Si on nous fait arracher le bâtiment, c'est la mort de notre activité économique et c'est 500 000 € de moins de chiffre d'affaires par an pour l'économie belge."

    Des nuisances olfactives

    Ce qui renforcerait la frustration de Nicolas Marchal, c'est aussi le fait que, selon ses dires, aucune plainte n'est parvenue aux oreilles de la famille depuis l'implantation de la bergerie il y a cinq ans. Le fils indique même que lors des portes ouvertes de la ferme, plus de 300 personnes sont venues visiter les lieux et aucune n'a évoqué la moindre nuisance auprès d'un membre de l'exploitation.

    Du côté du mayeur villersois, le son de cloche est différent. Selon François Wautelet, les plaintes continuent d'affluer. "J'en ai encore reçu à propos de nuisances olfactives et d'eaux chargées en excréments qui coulent. La victime, dans ce dossier, ce sont les gens qui respectent les procédures. Il y a encore eu une pétition de riverains qui est parvenue sur notre bureau. Que ce soit sur le fond ou la forme, la Commune a eu une attitude justifiée. L'entièreté du conseil communal était d'accord avec cette position de s'opposer à la bergerie."

    Si le Conseil d'État donne tort aux autorités communales, François Wautelet atteste qu'il en prendra acte. En attendant, il reste ferme sur ses positions et, pour lui, la durée de ce feuilleton est due aux actions de la famille Marchal. "On n'a pas toujours des gens qui construisent sans permis. Le fait que ça dure, c'est à cause de la façon dont monsieur Marchal a géré sa construction. C'est lui qui l'a voulu."

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