Le PDG du Club Med au Barcarès : "L’objectif serait d’ouvrir en 2030, mais pourquoi pas battre tous les records et réussir à le faire avant"
Stéphane Maquaire est le PDG du Club Med. Ce mercredi 22 juillet, le grand patron de la marque présente dans 70 pays s’est rendu au Barcarès, sur le site de l’ancien village Les Portes du Roussillon. C’est ici, face à la mer et dans le prolongement du Lydia que devrait s’installer le seul village de la marque sur le littoral méditerranéen français. Le président ne cache pas ses ambitions : appuyé par l’ensemble des acteurs économiques, publics et privés locaux, il espère pouvoir couper le ruban d’ici 2030. 450 emplois directs, 500 indirects et 12 à 15 millions d’euros de retombées économiques annuelles sont en jeu.
Votre présence sur le sable du Barcarès est symbolique : c’est donc le retour du Club Med en Méditerranée ?
Oui, ça s’inscrit dans un projet plus large que celui du Barcarès puisque nous souhaitons nous redévelopper sur la Méditerranée qui est notre territoire premier. Nous sommes nés en Méditerranée, et c’est là où nous souhaitons porter notre développement dans les années futures. Et que ce redéploiement s’initie en France est un vrai sujet de contentement. Le Club Med a besoin d’espace, et ce projet au Barcarès y répond complètement, puisque nous avons 380 mètres de façade maritime. L’autre félicité repose sur la nature même du site, puisque nous sommes sur la requalification d’une ancienne friche.
À quoi ressemblerait ce Club Med au Barcarès ?
Il s’agit un Club Med complet avec 400 chambres. Ce sera un projet complet correspondant à notre positionnement premium. C’est-à-dire que nous y proposerons une quinzaine à vingtaine d’activités. L’avantage de ce site est qu’il baigne dans la mer et l’étang. Cela permet de proposer encore d’autres activités avec évidemment tout l’encadrement famille qui est le nôtre. Nous souhaitons par exemple développer une offre de kitesurf. Nous avons un projet au Brésil en ce sens, celui du Maroc en propose déjà, celui du Barcarès sera donc le troisième. Pour toutes ces raisons, le positionnement de ce lieu est assez unique pour nous.
Quelle clientèle ciblez-vous ?
Française, en premier lieu. Car nous sommes historiquement très forts sur la France, la Suisse romande et la Belgique francophone. Mais aussi européenne et internationale.
On aimerait faire de cette implantation un cas d’école
Quelles sont les retombées économiques du Club Med pour un territoire ?
Toute la phase de construction devrait nécessiter l’emploi de 2 000 personnes. Ensuite, de façon pérenne, il faut compter à peu près 500 emplois directs qui seront créés et autant d’indirects. Quant aux retombées économiques d’un Club Med, d’après les études que nous avons réalisé, elles oscillent entre 12 et 15 millions d’euros annuels pour un territoire. Cela profite à la Ville, bien sûr, mais aussi à la communauté urbaine, au Département et à la Région.
L’union des acteurs publics et privés locaux pour faciliter votre arrivée a été un argument ?
C’est très encourageant, très positif, c’est primordial. D’autant qu’il s’agit d’un site en réhabilitation, on ne vient pas s’installer sur un site vierge. C’est un endroit qui a déjà eu son histoire et sur lequel on vient se redévelopper.
In fine, qu’est ce qui pourrait bloquer cette installation ?
Le financement d’un site en réhabilitation est toujours un sujet. Il faut aussi obtenir toutes les autorisations administratives. Il faut que tout se passe correctement et que nous n’ayons pas de surprise durant le chantier. Nous souhaitons pouvoir ouvrir le plus vite possible. Je vois que tous les acteurs économiques, privés et publics, poussent dans ce sens-là. Normalement, tout est aligné pour que ça puisse être rapide.
Vous avez une boule de cristal : tout est aligné, le chantier s’est déroulé sans encombres, quand ouvrez-vous le Club Med ?
On va dire qu’à horizon 2030 ce serait vraisemblable. Et pourquoi pas battre tous les records et réussir à le faire avant. On aimerait faire de cette implantation un cas d’école en montrant que, quand tout le monde est aligné, en France, il est possible d’ouvrir plus rapidement qu’on peut l’envisager.