Le Népal se dit "parmi les principales victimes du changement climatique" après la coulée de boue meurtrière

La catastrophe survenue mercredi près de la frontière de haute altitude entre la Chine et le Népal a été provoquée par l'effondrement d'un glacier, selon des experts.

Le ministre népalais des Affaires étrangères a mis en garde samedi 29 août contre la menace croissante du changement climatique dans l'Himalaya, après des inondations dévastatrices ayant fait des centaines de morts.

"Le Népal émet moins de 0,01 % des gaz à effet de serre, mais nous, le peuple népalais, sommes parmi les principales victimes du changement climatique", a critiqué Shisir Khanal. "Nous appelons donc la communauté internationale à s'unir pour préserver l'écosystème himalayen", a-t-il ajouté.

L'Institut d'études géologiques des États-Unis (USGS) a indiqué que la catastrophe survenue mercredi près de la frontière de haute altitude entre la Chine et le Népal a été provoquée par l'effondrement d'un glacier, entraînant un torrent de débris en aval.

Fonte des glaciers

Le bilan est de près de 3.000 disparus et de 633 morts confirmés. Bien que la cause exacte de l'effondrement ne soit pas clairement établie, le changement climatique entraîne la fonte des glaciers à l'échelle mondiale, augmentant les risques de telles catastrophes.

Les glaciers de l'Himalaya, source d'eau vitale pour près de deux milliards de personnes, fondent plus rapidement sous l'effet du réchauffement climatique, exposant les populations à des catastrophes. La fonte des glaciers peut également déstabiliser les versants montagneux, augmentant les risques de glissements de terrain et d'autres dangers.

Le ministre népalais a ajouté s'être entretenu par téléphone avec son homologue chinois Wang Yi et avoir convenu de renforcer le partage de "données hydrologiques en temps réel", selon un communiqué.

Dans un communiqué du ministère chinois des Affaires étrangères, Wang Yi a affirmé que Pékin avait "partagé des informations cruciales avec le Népal, notamment des images de la zone sinistrée, des données satellitaires et hydrologiques, ainsi que des alertes précoces concernant les lacs de barrage en amont".

Plus tôt samedi, le Népalais Shisir Khanal avait déclaré aux journalistes que le Népal devait intensifier ses recherches pour "comprendre l'évolution de la dynamique de l'écosystème himalayen" et les risques que celle-ci fait peser sur ce pays enclavé, situé entre l'Inde et la Chine.

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Cela inclut "le risque pour le Népal et les populations en aval, mais aussi pour notre voisin du nord, la Chine", a précisé Shisir Khanal.

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