Le motocross revient à Saint-Germain les 19 et 20 septembre sur un circuit de 1,8 km
Entre Saint-Germain et Upigny, les betteraves ont laissé place à un circuit de motocross de 1,8 kilomètre. Virages serrés, passages techniques et longues courbes : tout est prêt pour accueillir une manche du Championnat de Wallonie. À l'origine du projet, l'Éghezéen Loïc Flabat, passionné de motocross et organisateur de l'événement.
Depuis près d'un an, il multiplie les démarches pour faire renaître cette discipline dans une région où elle a longtemps marqué le paysage sportif. "Ça fait un an que j'organise ça et c'est compliqué", reconnaît-il. Entre autorisations, aménagement du terrain et logistique, les obstacles n'ont pas manqué. "Heureusement, les autorités locales sont plutôt favorables à ce genre d'activités."
Le retour du motocross suscite l'enthousiasme. Beaucoup se souviennent encore des courses organisées autrefois dans l'entité. "C'était vraiment une institution dans la région", rappelle Loïc.
Un week-end pour les jeunes et les champions
Les festivités débuteront samedi avec un stage encadré par Matteo Puffet et Michael Pauwels. L'initiative a rencontré un franc succès avec 38 jeunes inscrits. "Nous avons constitué deux groupes afin que chacun profite des conseils dans les meilleures conditions", explique Michael Pauwels. Blessé cette saison, l'ancien pilote reste heureux de transmettre son expérience. "On peut commencer la moto dès 5 ou 6 ans. L'important est d'apprendre les bonnes positions et les gestes de base."
Dimanche, place à la compétition. Entre 450 et 500 pilotes et accompagnants sont attendus. Plusieurs catégories s'affronteront lors de deux manches et certains concurrents pourraient être sacrés champions.
L'épreuve figure au calendrier de la FPCNA (Fédération Promo Cross National Amateur), qui fête ses 40 ans et rassemble près de 700 pilotes. Son championnat compte 33 courses entre avril et octobre. "Nous roulons aussi en France car les terrains deviennent de plus en plus rares en Belgique", souligne l'organisateur.
Un énorme travail dans l'ombre
À quelques jours de l'événement, les préparatifs se poursuivent. Arroser le terrain, sécuriser le tracé ou installer les infrastructures demande des heures de travail. Loïc Flabat avoue ne penser presque plus qu'à cela depuis plusieurs semaines.
Pour mener ce chantier à bien, il a pu compter sur plusieurs bénévoles, dont un autre Loïc, précieux soutien durant toute l'organisation. Son aide a notamment été indispensable pour le balisage du circuit. "Planter les piquets sur 1,8 kilomètre de parcours, ça représente en réalité 3,6 kilomètres puisqu'il faut en mettre des deux côtés", sourit-on.
Loin des clichés, le motocross poursuit son évolution. "Il y a de plus en plus de règles environnementales. Nous utilisons des tapis spécifiques dans les paddocks et les motos électriques arrivent progressivement." Après des mois d'efforts, Saint-Germain s'apprête à renouer avec cette tradition. Reste désormais à laisser parler les moteurs.
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