Le monde politique belge reste pour l'instant plutôt calme
Samedi, plusieurs responsables politiques se sont rendus dans les Hautes Fagnes. Le ministre-Président wallon, Adrien Dolimont (MR), son vice-Président, François Desquesnes (les Engagés), la ministre de la Nature et de la Forêt, Anne-Catherine Dalcq (MR) ainsi que le ministre fédéral de l'Intérieur, Bernard Quintin (MR), qui comptait y retourner dimanche.
Si on entend çà et là que la coordination sur place fait parfois l'objet d'un certain bricolage, le ministre-Président wallon considère au contraire "que les choses se sont mises en place de manière efficace, même s'il est vrai que lors d'une crise, rien n'est jamais parfait".
Les Hautes Fagnes brûlent, nos questions aussiUn petit tour et puis s'en va ? Heureusement non, le ministre-Président a passé son dimanche à se tenir informé de l'évolution de la situation. "Nous allons mobiliser l'Aviq pour répondre aux questions d'une exposition prolongée aux fumées qui viennent de l'incendie pour les personnes qui vivent dans la région", précise-t-il.
Quant à François Desquesnes, qui a la tutelle sur les pouvoirs locaux, il précise que "La priorité reste de soutenir les équipes engagées contre l'incendie et d'adapter les moyens publics aux besoins réels du terrain. Le SPW MI continuera à mobiliser ses agents et ses infrastructures aussi longtemps que nécessaire pour garantir les prises d'eau, maintenir les accès opérationnels et faciliter les interventions".
Les partis francophones entre émotion, appels à l'action et demandes de sanctions avec l'incendie dans les Fagnes : "Inaction politique"De Wever a réagi dimanche
Quant au Premier ministre Bart De Wever (N-VA) il aura fallu attendre dimanche matin pour qu'il réagisse de manière officielle. Il a salué "le travail remarquable de toutes les équipes mobilisées sur le terrain, venues des quatre coins du pays pour combattre les flammes". Le ministre-Président flamand, N-VA lui aussi, Matthias Diependaele, a signifié sur X, au ministre-Président de la Communauté germanophone, Oliver Paasch, que la Flandre était prête à apporter son aide pour lutter contre l'incendie.
Pour l'heure, le monde politique belge reste plutôt calme, même si les premières interventions se faisaient entendre en fin de journée dimanche. L'opposition demandait des comptes tandis que la plupart des partis saluaient l'élan de solidarité qui se manifeste depuis vendredi.
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