FC Sion: Des ambitions européennes renouvelées après l'expérience estivale
Publié27. août 2026, 23:35
FootballLe FC Sion a «envie de revivre des moments comme ceux-ci»
Les Valaisans ont pris beaucoup d'expérience, lors de leur parcours européen cet été. Et ça leur a forcément donné des idées pour la suite.


«Il ne faut pas oublier qu’il y a un peu plus de deux ans et demi, on allait jouer à Schaffhouse ou à Baden. Aujourd’hui, on est à Amsterdam. Ça montre que ce club progresse. Mais ce soir, je pense que la marche était trop haute pour nous.» Didier Tholot a mesuré le chemin accompli, après l'élimination des siens par l'Ajax Amsterdam. Parce que depuis quelques saisons, le FC Sion travaille dans le bon sens. Mais il faudra que la troupe de l'entraîneur français se remette au charbon en Super League ou en Coupe de Suisse pour accrocher éventuellement la phase de poule la prochaine fois.
«Il y a trois ans, j’étais à Schaffhouse. Bon, il y a un peu plus de dix ans, j’étais à Anfield... Aujourd’hui, j’ai surtout envie de revivre des moments comme ceux-ci, a embrayé Barthélémy Constantin. J’ai envie de connaître à nouveau des automnes avec des matchs le mardi, le mercredi ou le jeudi soir. Je vais continuer à travailler pour ramener le club à ce niveau, afin de vivre à nouveau ce genre d’émotions. Didier en a envie, nous en avons tous envie, le président aussi. À nous de bien travailler et de faire le maximum pour prolonger ce type d’aventure dès la fin de saison.»

Pour le directeur sportif valaisan, «peut-être qu’il ne fallait pas tirer l’Ajax…» pour espérer passer en poule. «Plus sérieusement, a-t-il continué, cette campagne doit nous servir. Elle montre le chemin parcouru, mais aussi ce qu’il nous reste à améliorer pour continuer à progresser.» Ce qui est sûr, c'est que le peuple sédunois en a envie aussi. Ils étaient plus d'un millier à avoir envahi le parcage visiteur de l'ArenA amstellodamoise et ce n'est pas anodin du tout. «Ils sont encore venus en nombre ce soir, malgré la défaite et la lourde défaite concédée la semaine passée à Tourbillon. Bravo et merci à eux», a terminé «Barth».
La défaite finale de 9-5 sur l'ensemble des deux matches est lourde. Mais à l'aller comme au retour, Sion a mené au score et y a cru l'espace de quelques minutes. «À 1-2 cette fois, il reste dix minutes avant la mi-temps, puis on encaisse deux buts, a regretté Tholot. Est-ce parce que nous sommes un peu moins bien et que nous reculons? Ou parce qu’eux sont capables d’accélérer quand ils le veulent? Il y a certainement un peu des deux.» A la fin, ça fait une bonne leçon pour un groupe jeune et dont seulement certaines individualités avaient déjà goûtés chichement aux joutes continentales.

«Lors de ce match, on avait parfois l’impression de maîtriser, de ne pas être en danger. Et en deux passes, ils se sont retrouvés avec un joueur seul devant le but... C’est très difficile à défendre, a terminé Numa Lavanchy. Ce n’est pas forcément le type d’équipe qu’on a l’habitude d’affronter en championnat. On connaît le combat physique et l’intensité, mais un tel niveau technique, on le rencontre moins souvent. On a appris à quel point le football est difficile à ce niveau.» Et les Valaisans ont aussi pu mesurer le travail à fournir pour devenir une vraie formation de niveau européen.

Robin Carrel (rca) est journaliste spécialisé en sport à 20 Minutes depuis 2011. Ses sports de prédilection sont le football et le cyclisme, mais il privilégie surtout le terrain de la découverte.
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