Le chef de la diplomatie iranienne rencontre le médiateur qatari à New York

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, doit rencontrer lundi le médiateur qatari à New York après le rejet par Donald Trump du plan iranien pour rouvrir le détroit d'Ormuz, au coeur de la guerre au Moyen-Orient.

"Le ministre des Affaires étrangères de notre pays rencontrera et s'entretiendra aujourd'hui avec la partie qatarie, qui agit en tant que médiateur entre l'Iran et les etats-Unis", a annoncé la télévision d'Etat iranienne Irib.

Cette réunion devrait porter sur "les messages échangés avec les Etats-Unis par l'intermédiaire de tiers, (...) notamment autour des conditions posées par l'Iran pour la réouverture du détroit d'Ormuz", précise Irib.

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Des discussions indirectes s'étaient déjà tenues mardi dernier, sous la médiation du Qatar, en marge de l'Assemblée générale de l'ONU à New York, entre d'un côté les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner, de l'autre le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi.

La délégation iranienne, qui doit regagner Téhéran mardi, n'a pas pas prévu de nouvelle rencontre avec les Etats-Unis, selon l'agence de presse gouvernementale Irna, citant une source proche de la délégation iranienne.

L'Iran a dit avoir présenté sept conditions, qui figuraient déjà dans le protocole d'accord signé en juin pour mettre durablement fin à la guerre et qui a depuis volé en éclats.

Donald Trump a rejeté publiquement samedi l'offre iranienne, et a déclaré dimanche au média américain Axios s'attendre à une reprise des discussions avec l'Iran dans les prochains jours.

Le détroit d'Ormuz, par où transitait avant-guerre un cinquième des hydrocarbures mondiaux, est au coeur du conflit que les Etats-Unis et Israël ont déclenché fin février avec des frappes sur l'Iran.

Depuis, la République islamique en revendique le contrôle, et Washington impose en retour un blocus aux ports iraniens.

Avions cloués au sol

L'Iran exige, comme préalable à toute réouverture du détroit d'Ormuz, la cessation de toutes les hostilités au Moyen-Orient durant sept jours, y compris au Liban, le déblocage d'avoirs gelés iraniens, la levée des sanctions sur le pétrole iranien et la fin du blocus naval américain contre l'Iran.

Sur le terrain, une accalmie est toutefois observée ces dernières semaines: les Etats-Unis n'ont pas frappé l'Iran depuis le 1er septembre, même si des navires sont régulièrement pris pour cible dans le détroit d'Ormuz.

Mais dans le même temps, les Etats-Unis ont renforcé leur guerre économique contre Téhéran, plaçant sous sanctions l'ensemble des compagnies aériennes iraniennes et jurant d'être intraitables à l'égard des entreprises étrangères qui leur prêteraient assistance.

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Mercredi, date de l'entrée en vigueur de ces sanctions, les principales compagnies aériennes iraniennes ont été contraintes d'annuler des vols internationaux quand les principales dessertes régionales, dont les pays du Golfe, ont pris des mesures d'interdiction.

En réaction, "l'Iran a (...) transmis une protestation officielle à l'Organisation de l'aviation civile internationale afin de défendre les droits légitimes du secteur aérien et de contrer les restrictions illégales imposées par les Etats-Unis", a déclaré le directeur de l'aviation civile iranienne, Abouzar Shiroudi, cité par l'agence de presse gouvernementale Irna.

Une autre plainte a été déposée devant la Cour internationale de justice de La Haye, a-t-il précisé.