"Le cancer a sonné la fin de mon rêve" : Matthieu Lartot raconte comment la maladie l’a contraint à revoir ses aspirations
Ce mardi 15 septembre, France 5 diffuse Ce qui nous tient debout, un nouveau documentaire réalisé par Matthieu Lartot et Anouk Burel. Dans ce film, les deux journalistes donnent la parole à des personnes touchées de près ou de loin par le cancer, avec un objectif simple : parler de cette maladie sans tabou.
Un sujet forcément très personnel pour Matthieu Lartot. Le journaliste sportif de France Télévisions a lui-même été confronté à un cancer à deux reprises. Invité du Buzz TV ce lundi, il est revenu avec émotion sur ces deux épreuves qui ont profondément changé sa vie.
« Ça a sonné la fin de ce que je rêvais de vivre »
En 1997, alors qu’il n’a que 17 ans, Matthieu Lartot apprend qu’il souffre d’un synovialosarcome, un cancer rare et agressif qui touche son genou.
Tout avait commencé par une blessure lors d’un match de rugby. Pensant souffrir d’une simple entorse, le jeune homme voit pourtant apparaître un kyste. Pendant près d’un an et demi, il est opéré à trois reprises sans véritable diagnostic.
Puis vient le verdict. "Il y a une forme de sidération dans un premier temps puis il faut basculer sur quelque chose qui est de l’ordre du combat intérieur", raconte-t-il. Pour le jeune passionné de rugby, le choc est immense : "Ça a sonné la fin de ce que je rêvais de vivre".
Sa mère va alors tout faire pour l’aider à poursuivre sa vie malgré la maladie. Elle lui permet notamment de suivre des cours à l’hôpital. Matthieu Lartot passe son bac en candidat libre, puis les concours des écoles de journalisme… avec des béquilles.
Une récidive qui change tout
Près de 26 ans plus tard, alors qu’il est en rémission, le cancer revient. Cette fois, la tumeur est beaucoup plus importante et agressive.
"Je n’arrive plus à marcher", raconte-t-il. Pensant d'abord avoir un problème avec sa prothèse, il apprend finalement qu'il s'agit d'une récidive. La tumeur est alors quatre fois plus grosse. Les médecins doivent prendre une décision radicale : amputer sa jambe droite.
Face à cette nouvelle épreuve, Matthieu Lartot choisit une nouvelle fois de se battre. "Comme pour la première fois, je me dis : “On va relever la tête et on va s’en sortir”. C’est mon caractère", explique-t-il.
"Je n’ai pas su leur annoncer"
Cette fois, le journaliste doit cependant affronter une difficulté supplémentaire : annoncer la nouvelle à ses deux enfants, Noah et Jeanne.
Pour la première fois, Matthieu Lartot reconnaît avoir été incapable de trouver les mots. "Je n’ai pas su leur annoncer", confie-t-il avec émotion. C’est finalement son épouse qui a pris le relais pour expliquer aux enfants ce qui allait se passer.
Une épreuve particulièrement douloureuse pour le journaliste, qui n’hésite pas à rendre hommage à sa femme : "Elle est extraordinaire".
À travers son documentaire, mais aussi son propre témoignage, Matthieu Lartot veut aujourd’hui montrer qu’il est possible de continuer à avancer malgré la maladie. Un combat qui lui a fait perdre une partie de ses rêves, mais qui ne l’a jamais empêché de se relever.
Sur le même sujet
-
Matthieu Lartot dans l’incapacité de “marcher” : il évoque son cancer et sa tumeur de “10 centimètres” visible dans la cuisse
-
Matthieu Lartot annonce, dévasté, la mort d’une collaboratrice des suites d’un cancer : “Il y a un an, tu m’appelais pour…”
-
“Ce n’est pas bling-bling” : le plateau de “Quels Jeux !” dénonce l’absence totale des “vedettes” durant les Jeux paralympiques