Le « bananagate » ou quand Meghan Markle faisait naïvement sa première gaffe sur le sol britannique
Meghan Markle dans la cuisine de l'association One25 à Bristol, avec le prince Harry, le 1er février 2019
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FLASHBACK EN IMAGE – Le 1er février 2019, Meghan Markle - qui fêtait ce mardi ses 45 ans - était en déplacement officiel à Bristol avec son époux le prince Harry. L’occasion de visiter une association venant en soutien à des travailleuses du sexe et de déclencher, sans le vouloir, une bien savoureuse micro-polémique dès ses premiers mois dans le clan Windsor.
Tout cela était parti d’une louable attention. Visitant le 1er février 2019, dans le cadre d’un déplacement officiel à Bristol avec le prince Harry, son époux, l’association caritative One25 qui vient en aide aux femmes qui se prostituent dans la rue, Meghan Markle avait voulu transmettre à celles-ci un message de soutien personnel.
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Alors qu’elle participait à la préparation de colis alimentaire à leur intention aux côtés de bénévoles, l’ancienne actrice avait alors demandé qu’on lui prête un feutre indélébile pour écrire de courtes phrases encourageantes et valorisantes sur les fruits qui leur étaient donnés. En l’occurrence des bananes.
You are brave, strong, special, loved...
Une vidéo la montrant, très euphorique, en pleine action avait été postée sur le compte Instragram du prince Charles, alors prince de Galles, qui relayait cet engagement de son fils cadet et sa belle-fille. Suivaient deux photos zoomant chacune sur une banane. Sur la première, elle avait noté en lettres capitales « You are brave !», sur la seconde « You are strong » (Tu es courageuse, Tu es forte), précédé ou suivi d’un petit cœur.
Les photographes accrédités pour couvrir ce déplacement royal avaient bien évidemment immortalisé ces inscriptions princières. L’occasion de découvrir que Meghan avait aussi écrit « You are special » et « You are loved » (Tu es spéciale et Tu es aimée).
L'une des inscriptions de Meghan Markle sur les bananes lors de sa visite de l'association One25 à Bristol, le 1er février 2019
Bestimage / © PA Photo
S’autoproclamant « responsable des messages sur les bananes », la jeune femme, alors enceinte d’Archie, avait confié que cette initiative n’était nullement sortie subitement de son imagination mais qu’elle s’était inspirée d’une expérience américaine. « J'avais vu ce projet qu’une femme avait lancé quelque part aux États-Unis, dans le cadre d'un programme de repas scolaires », avait-elle raconté, expliquant : « Sur chaque banane, elle écrivait une affirmation ou quelque chose pour que les enfants se sentent vraiment valorisés et j'ai pensé que c’était l’idée la plus formidable. C'est un si petit geste ». Lequel projet, baptisé « Talking Bananas » (les bananes qui parlent) était celui de Stacey Truman, responsable de la cantine d’une école primaire à Virgina Beach, avait précisé le media mode new yorkais « The Cut ».
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Trois des inscriptions de Meghan Markle sur les bananes lors de sa visite de l'association One25 à Bristol, le 1er février 2019
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Certains ont trouvé ça touchant, d'autres ont bien ri
Si, comme le rapporte le « Daily Mail », l’une des travailleuses du sexe destinataire de l’un de ces sacs repas avait salué cette sollicitude de Meghan, soulignant que ce sont « les petites attentions qui comptent », une autre n’avait pas caché son mécontentement. « Ici, les gens ont du mal à se nourrir et à dormir, et elle nous offre quelques mots sur un fruit », avait-elle déclaré, ajoutant : « Elle a les moyens de nous aider davantage. C'est offensant, vous savez. »
Et alors que certains Britanniques avaient trouvé cela touchant, d’autres avaient bien ri. D’autant qu’immédiatement avait été évoqué, par des médias, le choix malencontreux d’écrire des messages d’encouragement à des prostituées sur des bananes, fruit à la connotation ô combien sexuelle et propices à des blagues grivoises.
Une première erreur de jugement de Meghan, témoignant du fossé qui la séparait des Windsor
Une mini-polémique avait même vu le jour. Il était en effet reproché à Meghan Markle d’avoir commis une gaffe de débutante en tant que membre du clan Windsor qu’elle était désormais. Gaffe car ces messages griffonnés spontanément sur ces bananes pour des prostituées témoignaient, selon eux, d’un acte naïf, très américain et « feel good » et constituaient une véritable maladresse, à cent lieues de la réserve attendue d’un membre de la famille royale.
Bref, cette première erreur de jugement de la femme du prince Harry résumait, d'après eux, le fossé culturel qui existait entre la duchesse de Sussex et l’institution qu’elle venait d’intégrer. Un fossé que plusieurs journalistes n’eurent dès lors de cesse de mettre en lumière.