Laura a tout quitté pour partir travailler en Norvège : "En moins d’un an, j’ai déjà économisé 20 000 euros : il faut savoir prendre des risques dans la vie"
Partie tenter sa chance en Norvège, Laura ne s’attendait pas à un tel bilan après quelques mois. Son expérience montre ce que peut changer un départ à l’étranger.
Dix mois après son arrivée en Norvège, Laura Prieto peut déjà dresser un bilan qui fait réfléchir : plus de 20 000 euros mis de côté. Cette jeune Espagnole n’a pourtant pas décroché un poste prestigieux ni signé un contrat stable. Elle a multiplié les emplois, accepté des horaires variables et appris à composer avec le coût élevé de la vie locale. Sur TikTok (voir la vidéo ci-dessous), où elle raconte son quotidien, elle a choisi de détailler ses comptes, mois après mois, pour montrer ce que son départ lui a réellement rapporté.
Tout commence le 11 novembre 2025, lorsqu’elle pose ses valises à Tromsø, dans le nord de la Norvège. Aucun logement durable ne l’attend : elle doit d’abord payer un hébergement temporaire, son billet d’avion et des vêtements adaptés au froid. Trouver une chambre prend aussi du temps dans cette ville touristique où le marché locatif n’est pas simple à apprivoiser. Douze jours après son arrivée, Laura commence finalement à faire le ménage dans un hôtel. Son installation lui a déjà coûté de l’argent, mais elle entrevoit rapidement les premières possibilités.

Partie travailler en Norvège, Laura a réussi à économiser plus de 20 000 euros en dix mois en multipliant les emplois
En Norvège, Laura multiplie les emplois pour augmenter ses revenus
En décembre, après avoir réglé ses dépenses courantes, elle réussit à conserver 1 518 euros. Laura ne se limite d’ailleurs pas à son emploi à l’hôtel : elle continue de suivre à distance une cliente en nutrition, activité qu’elle exerçait déjà en Espagne. Cette organisation lui permet de diversifier ses revenus, sans compter sur un salaire unique. Elle découvre aussi l’intérêt des emplois touristiques saisonniers, très présents à Tromsø, où les visiteurs viennent notamment admirer les aurores boréales.
Lorsque la fréquentation touristique s’intensifie pendant les fêtes, elle saisit une nouvelle occasion. Aux heures passées à nettoyer les chambres s’ajoutent désormais des excursions consacrées aux aurores boréales. Le résultat est immédiat : en janvier, elle parvient à économiser 4 951 euros après avoir payé ses dépenses. Février marque un nouveau sommet, avec 5 732 euros épargnés. Elle travaille alors également pour une entreprise proposant différentes activités aux voyageurs. Ces sommes impressionnantes correspondent donc à plusieurs activités cumulées, et non à la rémunération d’un seul poste.
De nouvelles opportunités professionnelles en Norvège avec l’arrivée de l’été
La suite rappelle toutefois que ces revenus ne sont pas garantis toute l’année. En mars, avec le ralentissement de l’activité touristique, les économies de Laura retombent à 1 518 euros. Puis vient un retour temporaire en Espagne, alors qu’elle doit continuer à payer sa chambre en Norvège. Ses résultats se réduisent encore au printemps : seulement 229 euros mis de côté en mai. Juin est même le seul mois dans le rouge, avec un solde négatif de 131 euros, après une formation de conductrice de taxi restée sans suite.
L’été lui permet de rebondir. Laura trouve du travail auprès d’une autre entreprise privée, accompagne des passagers de croisière lors de visites et devient hôtesse à bord de bateaux. Ces missions lui offrent de nouvelles sources de revenus, mais aussi quelques avantages concrets. Certains jours, elle peut par exemple manger gratuitement pendant son service, ce qui réduit son budget alimentaire. Un avantage appréciable face au coût de la vie. Sa méthode consiste moins à se priver de tout qu’à saisir plusieurs occasions de travailler. Ses horaires restent cependant tributaires des besoins touristiques.

Après un printemps difficile financièrement, Laura a retrouvé de nouvelles sources de revenus grâce aux emplois touristiques en Norvège
Plus de 20 000 euros économisés en dix mois de travail en Norvège
Après dix mois sur place, elle annonce avoir constitué 19 485 euros d’économies, dépenses quotidiennes et déplacements déjà déduits. À cette somme s’ajoutent 910 euros de pourboires, correspondant à un peu plus de deux mois d’activité. Elle précise aussi avoir utilisé d’autres pourboires pour payer des courses et une partie de son logement. Son bilan dépasse ainsi les 20 000 euros. Une réussite personnelle, mais pas une promesse de résultat identique pour chaque expatrié : Laura a accepté de cumuler plusieurs métiers, avec des périodes beaucoup moins rémunératrices.
Son témoignage, relayé par le journal espagnol El Confidencial, ne gomme ni les frais de départ ni les mois difficiles. Il montre surtout combien la situation peut changer quand on trouve plusieurs emplois dans une région portée par le tourisme. Laura préfère en tirer un encouragement plutôt qu’une recette universelle. « N’ayez pas peur », lance-t-elle à ceux qui hésitent à partir, avant d’ajouter : « Il faut savoir prendre des risques dans la vie. » Elle sait désormais ce que ce choix lui a coûté, mais aussi ce qu’il lui a permis d’économiser.
En bref
- 📅 Laura Prieto, arrivée en Norvège le 11 novembre 2025, a économisé plus de 20 000 euros en dix mois grâce à divers emplois.
- 💼 Elle cumule des emplois variés pour diversifier ses revenus et économiser.
- 🌍 Son expérience montre l'impact des opportunités touristiques sur l'économie personnelle, malgré les défis financiers initiaux.