La vidéo du jour. Repousser la « douleur » : Aurélien Sanchez, l'ultra-traileur qui a terminé la course la plus dure au monde
- Accueil
-
Sport
-
Trail
-
Repousser la « douleur » : Aurélien Sanchez, l’ultra-traileur qui a terminé la course …
Premier Français à terminer la mythique Barkley en 2023, Aurélien Sanchez enchaîne les défis hors normes. Cette année, il a parcouru 4 270 kilomètres entre le Mexique et le Canada, une aventure où la douleur et la résilience occupent une place centrale.
Benoît Lagneux et Célia Merckens -
Aujourd’hui à 12:38 | mis à jour aujourd’hui à 12:40
- Temps de lecture :
Ce contenu est bloqué car vous n'avez pas accepté les cookies et autres traceurs.
En cliquant sur « J’accepte », les cookies et autres traceurs seront déposés et vous pourrez visualiser les contenus (plus d'informations).
En cliquant sur « J’accepte tous les cookies », vous autorisez des dépôts de cookies et autres traceurs pour le stockage de vos données sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Vous gardez la possibilité de retirer votre consentement à tout moment en consultant notre politique de protection des données.
Gérer mes choix
À 35 ans, Aurélien Sanchez est le premier Français à terminer la redoutable Barkley, en 2023, une performance qui lui permet de se frotter aux limites de l'endurance. Cette appétence naît à à Phoenix, en Arizona, où il pratique d’abord de longues randonnées. « Au fur et à mesure d’augmenter la distance, j’ai compris que ça s’appelait de l’ultra-trail », raconte-t-il. À mesure que les kilomètres s’accumulent, ses ambitions grandissent. Son premier grand défi le conduit sur le John Muir Trail, un sentier de 360 kilomètres en Californie. Pour établir un record sans assistance, il doit porter dès le départ toute sa nourriture et son matériel.
En 2023, l’ultra-traileur entre dans l’histoire en devenant le premier Français à terminer la Barkley, une course mythique du Tennessee, réputée pour son extrême difficulté, avec un taux de finishers de seulement 1 %. Le Français devient le seizième au monde à terminer la course, après 58 heures sur les sentiers, au prix d’un effort considérable. « Il n’y a que 50 coureurs sélectionnés, pas beaucoup de passionnés, alors rien que d’y participer, pour moi, c’était déjà un rêve réalisé ».
Le périple de l'ouest américain
Depuis, les défis se sont multipliés. Après un podium sur la SwissPeaks, une épreuve de près de 700 kilomètres dans les Alpes suisses, il s’est lancé cette année sur le Pacific Crest Trail (PCT). Avec son équipe, il a parcouru environ 4 270 kilomètres, du Mexique au Canada, en moins de 46 jours, en remontant toute la côte ouest américaine. Une aventure entre désert, haute montagne et forêts, marquée par la fatigue, les douleurs et quelques frayeurs : « À un moment donné, j’ai mis mon pied sur quelque chose de mou et c’était un scorpion… Heureusement, il ne m’a pas piqué ».
Malgré le plaisir et la récompense de ce genre de courses, il n’oublie pas les moments de difficultés et reste lucide sur la souffrance endurée. « Sur ce genre de périple, plus l’engagement est fort, plus je peux repousser ces moments de douleur et je fais parler la résilience. Mais je ne veux pas faire de faux discours : il y a des moments de douleur si forts que je n’en ai jamais vécus en dehors de ces aventures là ».