La vidéo du jour. Cette journaliste a enquêté sur une « académie du viol en ligne », le site Motherless
- Accueil
-
Société
-
Cette journaliste a enquêté sur une « académie du viol en ligne », le site Motherless
Fin mars, la journaliste de CNN Saskya Vandoorne et son équipe ont révélé l'existence de la plateforme Motherless, sur laquelle des hommes échangeaient des méthodes pour commettre des agressions sexuelles sur leurs compagnes après les avoir droguées.
Matis Gardent et Célia Merckens -
Aujourd’hui à 14:10
- Temps de lecture :
Ce contenu est bloqué car vous n'avez pas accepté les cookies et autres traceurs.
En cliquant sur « J’accepte », les cookies et autres traceurs seront déposés et vous pourrez visualiser les contenus (plus d'informations).
En cliquant sur « J’accepte tous les cookies », vous autorisez des dépôts de cookies et autres traceurs pour le stockage de vos données sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Vous gardez la possibilité de retirer votre consentement à tout moment en consultant notre politique de protection des données.
Gérer mes choix
Tout commence dans la salle d'audience d’Avignon, en 2024. En assistant au procès dit « de Mazan », l’équipe de CNN entend l’avocat de Gisèle Pelicot parler du site internet Coco, ayant permis à son ex-mari de recruter des hommes pour violer son épouse. Intrigués, la journaliste Saskia Vandoorne et son équipe décident d'enquêter sur l'existence d'espaces similaires en ligne. Leurs recherches les mènent vers une plateforme pornographique nommée "Motherless".
« On a créé un profil masculin et là, on a vu des centaines de milliers de vidéos qui montrent des femmes, visiblement inconscientes, endormies, qui sont agressées sexuellement », raconte la journaliste de CNN, Saskya Vandoorne. Certaines séquences montrent même des hommes soulevant les paupières de leur victime pour prouver leur état de sédation avant de passer à l'acte. Selon Aurore Bergé, en mai dernier, le site rassemblait 62 millions de visiteurs par mois.
Une relation de « professeurs à élèves »
En plus des vidéos et des photos, on trouvait sur la plateforme une sorte d’esprit de communauté : des hommes qui se disaient expérimentés transmettaient leur savoir aux nouveaux venus. « C'était vraiment des genres de tutoriels, par exemple sur le dosage ou le genre de médicaments qu'il fallait utiliser et combien de temps le médicament allait faire effet. C'est là qu'on a compris que c'était un système très organisé, une espèce “d'académie du viol” », décrit Saskia Vandoorne. Elle évoque ainsi un fonctionnement entre les utilisateurs sous forme de relation de transmission, de « professeurs à élèves ».
Ce contenu est bloqué car vous n'avez pas accepté les cookies et autres traceurs.
En cliquant sur « J’accepte », les cookies et autres traceurs seront déposés et vous pourrez visualiser les contenus (plus d'informations).
En cliquant sur « J’accepte tous les cookies », vous autorisez des dépôts de cookies et autres traceurs pour le stockage de vos données sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Vous gardez la possibilité de retirer votre consentement à tout moment en consultant notre politique de protection des données.
Gérer mes choix
Depuis la publication de l'enquête, de nombreuses victimes potentielles ont contacté l'équipe de CNN, découvrant que des vidéos les concernant avaient été mises en ligne à leur insu. « Dans ce genre de cas, ce qui est important c'est tout le contexte émotionnel, car la femme met souvent du temps à comprendre ce qui s'est passé. C'est la personne à qui elle faisait le plus confiance, c'est son mari, c'est son compagnon, son conjoint. Et du jour au lendemain, cette personne va devenir son agresseur. » Le travail de Saskia Vandoorne et de toutes ses équipes a permis, en mai dernier, la suppression du site Motherless même d'autres sites et plateformes similaires ont déjà été créés depuis pour le remplacer.
3919 - Violences femmes info
Un numéro d'appel national, le 3919, est dédié à l'écoute et à l'orientation des femmes victimes de violences. Appel gratuit et anonyme, service accessible 24h/24 et 7 jours sur 7.