La FFF souhaite toujours une réforme de la gouvernance de la FIFA et Diallo ne votera pas en l'état pour Infantino
Depuis le début de la crise qui secoue la FIFA à la suite de la volonté de Gianni Infantino, son président, de vendre une partie du capital de la Coupe du monde à des investisseurs privés - projet depuis abandonné -, s'égrènent jour après jour les annonces de fédérations qui lâchent le patron de l'instance du foot mondial. Notamment celles européennes, au nombre de 55, qui, avaient unanimement menacé, le 30 juillet, de ne pas participer à la Coupe du monde 2030 si ce projet était maintenu.
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La Fédération française de football (FFF) ne s'est pour l'instant pas prononcée officiellement, mais ce n'est pas la seule des grands pays : l'Italie et l'Espagne ne l'ont pas encore fait non plus. Dans ce panorama non exhaustif, il faut faire le distinguo entre les fédérations qui ont annoncé ne pas voter pour Infantino (Pays-Bas) ou demandé sa démission (Norvège), celles qui lui ont retiré leur soutien (Allemagne, Angleterre, pays de Galles, Écosse, Serbie, Suède, Irlande, Finlande...) sans dire clairement qu'elles ne voteraient pas pour lui, et la majorité, qui ne s'est pas encore positionnée.
Diallo ne veut pas décider seul
À la FFF, on laisse entendre que Philippe Diallo, son président, ne votera pas en l'état pour Infantino et qu'il est difficile d'arrêter une position tant que l'on ne connaît pas les candidats potentiels. Depuis sa prise de parole dans nos colonnes sur le sujet le 29 juillet, le dirigeant n'a pas voulu s'exprimer à nouveau. Il souhaite attendre la tenue du prochain comité exécutif de la FFF, prévu le 8 septembre, pour évoquer la question avec les autres membres du gouvernement du foot français, afin de ne pas donner l'impression d'agir seul. De même, pour l'instant, la participation de l'équipe de France au Mondial féminin U20, qui débute le 5 septembre est maintenue.
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Fin juillet, Diallo avait eu des mots forts sur le projet de la FIFA et la gouvernance d'Infantino : « Différents événements récents, comme le carton rouge enlevé à Balogun (à la demande de Donald Trump pendant la Coupe du monde), le projet de passage à 64 équipes, après 48, pour 2030 ou certains montages financiers nécessitent de revoir cette gouvernance qui n'est pas à la mesure de ce que représente le football, nous avait confié le patron du foot français. On se doit de construire une relation exigeante avec la FIFA, et là, on n'y est pas. Il y a, aussi, des interrogations et une remise en cause. D'autres pays mènent les mêmes réflexions que moi. Il ne peut pas y avoir de nouvelle élection sans plus de clarification, de démocratie et de transparence. »
Personnage connu pour sa prudence, Diallo avait tenu un discours offensif qui ne laissait pas trop de place au doute, dans la lignée de sa prise de parole, le lendemain, lors de la visio-conférence réunissant l'ensemble des fédérations européennes au cours de laquelle la menace d'un boycott avait été actée. Philippe Diallo sera présent au tirage au sort de la Ligue des champions le 27 août, où il sera de nouveau question, à coup sûr, de l'avenir de Gianni Infantino.