La face cachée de Vladimir Poutine : hypocondriaque, infidèle et phobique social… Deux journalistes révèlent l’autre visage du président russe
"Le Tsar en personne", un ouvrage de 800 pages des journalistes russes Roman Badanine et Mikhaïl Roubine vient d’être publié en France, avec pour ambition de lever le voile sur le système de Vladimir Poutine. Ce travail d’investigation révèle l’immense patrimoine dissimulé du président, mais également de nombreux secrets sur sa vie privée, très protégée.
Alors qu’ont commencé les élections législatives russes pour renouveler les 450 sièges de la Douma, un portrait édifiant de Vladimir Poutine, intitulé "Le Tsar en personne", parait en version française. Près de 800 pages dans lesquelles les journalistes russes Roman Badanine et Mikhaïl Roubine dévoilent le résultat de vingt ans d’enquête sur l’un des hommes le plus puissant du monde.
Pour travailler plus paisiblement, les deux auteurs ont dû quitter leur pays en 2021 après avoir été désignés comme "agents de l’étranger". Ils décrivent un homme prêt à tout pour rester au pouvoir, entouré d’une cour chargée de protéger ses intérêts. Son système serait fondé sur le secret, l’argent et la fidélité, comme le rapporte L’Express. En réalité, un dirigeant bien loin de l’image austère et défenseur des valeurs traditionnelle qu’il s’est façonné au fil du temps.
Un palace de 17 000 m2
Selon les auteurs, Poutine est extrêmement riche, contrairement à ce qu’il veut faire croire sur le papier. Il aurait une multitude de proches, de sociétés offshores et de prête-noms uniquement dédiés à dissimuler son véritable patrimoine.
Plusieurs exemples de ces dissimulations sont évoqués dans l’ouvrage, à commencer par l’entreprise gazière Yamal SPG, dont 25 % du capital a été cédé en 2009 à Piotr Kolbine, un ancien boucher très proche du président russe depuis toujours. Idem pour le luxueux palais de Guelendjik, sur la mer Noire : 17 000 m2 dans lesquels se trouveraient notamment une patinoire et une salle de strip-tease. Légalement, il n’appartient pas à Vladimir Poutine mais à différents propriétaires qui se sont succédé depuis plusieurs années.
Un bureau officieux dans un bar à strip-tease
Les journalistes décrivent en outre un niveau de méfiance proportionnel à cette richesse démesurée, le dirigeant russe ne transmettant directement aucun bien à ses compagnes ou enfants présumés. Les dépenses de ces derniers seraient intégralement assurées par son entourage proche.
Concernant sa vie privée, Vladimir Poutine aurait dans les années 1990 utilisé un restaurant-bar à strip-tease comme bureau officieux. Il était alors adjoint au maire de Saint-Petersbourg.
Il aurait également entretenu de nombreuses liaisons, selon les auteurs, qui évoquent notamment l’ancienne gymnaste rythmique Alina Kabaïeva, ou encore Svetlana Krivonoguikh.
Une cour qui protège et rassure
Enfin, les auteurs décrivent un homme imbu de lui-même, phobique social, incapable d’admettre la moindre erreur et particulièrement hypocondriaque pendant le Covid-19. Il voyagerait même avec une équipe médicale composée de cinq médecins. Une crainte de la maladie équivalente à celle de perdre le pouvoir, ce qui explique sa stratégie de ne désigner ou faire monter aucun futur ou potentiel successeur.
Seul lui compte, et différents cercles de pouvoir sont chargés de le protéger, des anciens de Saint-Petersbourg aux relations nouées dans les milieux du judo et du sambo, en passant par ses anciens collègues du KGB. Les auteurs estiment que la loyauté absolue de ses principaux alliés leur vaudrait protection et prospérité.