La distribution des journaux en 10 questions
Ces dernières semaines, certains d'entre vous reçoivent leur journal en retard. D'autres, ne le reçoivent pas du tout. Vous êtes nombreux à nous le signaler, parfois avec colère ou incompréhension. Et nous le comprenons.
Lorsque l'on est abonné à La Libre, que l'on attend son journal chaque matin et que celui-ci n'arrive pas, l'explication importe finalement assez peu. Toutefois, nous souhaitons réitérer nos explications en répondant ici à vos questions.
Nous en profitons pour vous remercier pour votre patience, votre fidélité, voire vos encouragements. Il est de notre responsabilité de tout mettre en œuvre pour que vous receviez votre journal chaque jour. Vos attentes et votre bienveillance nous obligent.
Dorian de Meeûs
Rédacteur en chef de La Libre
1. Pourquoi bpost ne livre-t-elle plus mon journal ?
Fin 2023, le gouvernement fédéral a décidé de mettre fin au système d'aides qui finançait la distribution des journaux par bpost. Depuis cette perte de subventions publiques, les éditeurs perçoivent un crédit d'impôt de l'Etat Belge, bien inférieur à la subvention initiale, ne permettant plus de payer les services très qualitatifs de bpost, mais jugés trop onéreux. Ce crédit d'impôt arrive à son terme ce 31 décembre 2026. Il sera renouvelé – ou pas – par le gouvernement fédéral.
Dès lors, sans bpost, les éditeurs francophones ont dû construire avec moins de moyens, un nouveau réseau privé de distribution, capable d'acheminer chaque matin près de 100 000 journaux en Wallonie, tout en maîtrisant le coût réel unitaire de distribution "acceptable" et sans augmenter fortement le tarif de votre abonnement. Ils se sont appuyés sur des distributeurs existants comme PPP et AMP (filiale d'Ubiway bpost).
2. Pourquoi la livraison de mon journal est-elle très irrégulière ces dernières semaines ?
Distribuer chaque matin autant de journaux, c'est un défi logistique considérable (transfert et intégration informatique des données d'abonnement dans de nouveaux logiciels, gestion des transports et dépôts, couverture d'un territoire vaste, organisation des tournées, sélection et formation du personnel, planification, reporting, …). Dans de nombreuses régions, la transition s'est déroulée correctement. Dans quelques autres, elle reste difficile, notamment en raison des difficultés à recruter, à former et à fidéliser des porteurs professionnels.
Le désengagement progressif de bpost en Wallonie et le passage à de nouveaux distributeurs (habituellement concentrés sur des centres urbains ou des zones densément peuplées) provoquent donc encore trop de retards et de non-livraisons dans certaines zones de Wallonie.
3. Quelles sont les difficultés rencontrées par les tourneurs ou livreurs ?
Le métier de tourneur ou livreur indépendant est rude. Il doit se lever tôt dans la nuit, se rendre avec son propre véhicule au dépôt, livrer nos journaux dans la pénombre, dans des quartiers qu'il ne connaît pas encore suffisamment, chercher des boîtes aux lettres, parfois placées dans les haies, repérer des maisons sans numéro, trouver des allées privées…. C'est aussi souvent un second boulot pour lui. Il commence par celui-ci et poursuit une autre activité en journée. En France, les porteurs de journaux bénéficient d'un statut spécial de l'Etat, plus attrayant sur le plan financier, et plus valorisant socialement. Il n'est donc pas rare que le tourneur abandonne sa mission de livrer les journaux. Son dépositaire doit le remplacer dans de courts délais.
4. Pourquoi certains proches reçoivent-ils tous les jours leur journal et pas moi ?
La transition de bpost vers de nouveaux distributeurs se fait progressivement par groupes de codes postaux. Les problèmes ne concernent pas toutes les tournées de la même manière. Une tournée peut fonctionner normalement alors qu'une autre rencontre des difficultés liées au livreur ou à son dépositaire, aux conditions opérationnelles (travaux, déviations, boîtes aux lettres cachées, maisons en retrait de la voirie, …) ou au changement de distributeur (nouvelles procédures, nouveaux logiciels, autres tourneurs, …). Ce qui explique que votre proche qui habite un autre quartier ou une autre commune ne rencontre pas de problème de distribution, car son adresse est sur un autre circuit de distribution que la vôtre. Par ailleurs tous les titres de presse distribués connaissent le même problème de non-distribution dans un même quartier.
5. Que faites-vous des journaux qui ne sont pas distribués ?
Les journaux non distribués retournent le plus souvent chez le distributeur et sont recyclés.
Et non, vous ne perdez pas les journaux qui n'ont pas été livrés, car les exemplaires non reçus et signalés à notre service clientèle par l'abonné, donnent lieu à une prolongation de la date d'échéance de l'abonnement. N'hésitez pas à nous indiquer les périodes où vous n'avez pas reçu votre journal à l'adresse [email protected]. Si vous l'avez déjà fait, il n'est pas nécessaire de nous renvoyer un mail de rappel, car nos services ont déjà traité votre demande ou vont le faire dans les meilleurs délais.
6. Puis-je espérer un retour à la normale rapidement ?
Nos distributeurs doivent respecter contractuellement des normes qualitatives que nous leur avons fixées. Nous leur adressons chaque jour vos plaintes, nos doléances afin qu'ils repèrent les dysfonctionnements au cœur de leurs tournées. Ils font le maximum pour améliorer leurs services. Ils sensibilisent et supervisent leurs dépositaires et tourneurs. Nous nous entretenons avec eux plusieurs fois par semaine afin de trouver des solutions à ces situations problématiques. La grande majorité des premières tournées ayant migré de bpost vers notre distributeur Direct Presse, fin octobre 2025, s'est stabilisée quelques semaines plus tard.
7. Pourquoi votre service abonnement est-il si difficilement joignable ?
Notre service clientèle, en mutation organisationnelle, connaît aussi une forte augmentation des appels et des mails liés aux problèmes de distribution. Nous continuons évidemment à traiter chaque demande individuelle, comme un changement d'adresse, nouvel abonnement, suspension pour les vacances…
Cela entraîne des délais de réponse plus longs que d'habitude. Nous en sommes conscients et faisons notre maximum pour traiter vos plaintes et demandes dans les meilleurs délais.
Nous sommes désolés de cette situation. C'est également pour cela que nous vous demandons de ne pas renvoyer des mails de rappel si vous nous avez déjà signalé votre problème de non-livraison.
8. Je suis attaché à La Libre, mais les problèmes de distribution me poussent à arrêter mon abonnement papier. Quelle alternative me proposez-vous ?
Il existe deux solutions, sans frais supplémentaires :
- En tant qu'abonné papier vous bénéficiez gratuitement de l'accès au journal numérique
- Vous pouvez passer temporairement à un abonnement "librairie" sans frais supplémentaires, afin de retirer votre journal chez un libraire proche de chez vous.
9. Comment accéder au journal numérique ?
Si vous n'avez jamais créé de compte, rendez-vous sur www.lalibre.be et cliquez sur "Se connecter" tout en haut à droite de l'écran. Ensuite, cliquez sur "Je m'inscris", complétez vos informations et puis contactez le Service Clients afin de lier votre abonnement à votre adresse e-mail.

10. Puis-je prendre un abonnement libraire le temps que la situation revienne à la normale ?
Oui, il est tout à fait possible de passer temporairement à un abonnement "librairie", sans frais supplémentaires. Pour ce faire, il vous suffit de contacter notre service clientèle au 02 744 44 44 et de leur communiquer le nom de votre librairie la plus proche.
Ces explications ne remplacent pas votre journal dans votre boîte aux lettres. Votre fidélité nous oblige. Avec nos partenaires de distribution, nous mettons tout en œuvre pour rétablir au plus vite la qualité de service que vous êtes en droit d'attendre.
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