L'Union européenne, inquiète pour les populations, appelle à une "désescalade" militaire en Ethiopie
"Le respect du droit humanitaire international est impératif et non négociable", a souligné Anouar El Anouni, porte-parole du service diplomatique de l'UE.
Publié le 23/09/2026 22:16
Temps de lecture : 1min
L'Union européenne a appelé, mercredi 23 septembre, à une "désescalade immédiate" en Ethiopie. Les 27 se sont dits très inquiets pour les populations face à la multiplication des combats dans le nord du pays, qui entraîne une "dégradation rapide de la situation". "Le respect du droit humanitaire international est impératif et non négociable", a souligné Anouar El Anouni, porte-parole du service diplomatique de l'UE.
Un accord signé à Pretoria avait mis fin, en 2022, à deux ans d'une guerre extrêmement meurtrière et destructrice entre le gouvernement fédéral du Premier ministre Abiy Ahmed et le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF), formation politique qui a longtemps gouverné l'Ethiopie et dirige de fait le Tigré. Mais les tensions ont ressurgi ces derniers mois : le TPLF n'est plus autorisé en Ethiopie depuis 2025 et Addis Abeba l'accuse de gouverner illégitimement le Tigré. Les deux camps ont massé des troupes des deux côtés de la frontière régionale, des combats les ont déjà opposées début 2026, et des drones éthiopiens ont visé une dizaine de fois les forces tigréennes depuis début août. Dimanche, sept groupes opposés au gouvernement fédéral dans diverses zones du pays, dont le TPLF, les milices amhara Fano ou l'Armée de libération oromo, ont annoncé s'être alliés en vue de "renverser" l'exécutif d'Addis Abeba. Mercredi, les forces des autorités rebelles du Tigré ont pris le contrôle des aéroports de cet Etat régional et affrontent l'armée fédérale éthiopienne dans l'Etat régional voisin de l'Afar notamment.