"L'un des épisodes les plus intenses depuis au moins 1950" : le phénomène météorologique El Niño va continuer de s'intensifier jusqu'en décembre

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C'est ce qui ressort du dernier bulletin saisonnier sur le climat, publié jeudi par l'Organisation météorologique mondiale, une agence de l'ONU.

France Télévisions

Publié le 08/10/2026 08:11

Temps de lecture : 1min

El Niño provoque déjà des sécheresses, comme à Tecoluca (Salvador), le 26 août 2026. (MARVIN RECINOS / AFP)
El Niño provoque déjà des sécheresses, comme à Tecoluca (Salvador), le 26 août 2026. (MARVIN RECINOS / AFP)

El Niño n'a pas encore tout montré. Le puissant phénomène météorologique actuellement en cours va encore s'intensifier ces prochains mois, jusqu'à atteindre son pic en décembre. "La probabilité qu'il persiste jusqu'en février 2027 est proche de 100%, ce qui pourrait en faire l'un des épisodes les plus intenses depuis au moins 1950", met en garde la secrétaire générale de l'Organisation météorologique mondiale (OMM), Celeste Saulo.

Dans son dernier bulletin saisonnier sur le climat, publié jeudi 8 octobre, l'agence de l'ONU estime que les températures de surface de la mer dans le centre et l'est du Pacifique tropical devraient atteindre "des niveaux record en octobre, novembre et décembre, traduisant l'intensification de l'épisode El Niño".

Ce phénomène devrait générer des températures supérieures à la moyenne sur une grande partie du globe et modifier les régimes de précipitations, augmentant ainsi les risques de sécheresse et d'inondations dans différentes régions.

Les températures à la surface de la mer dans la "région Niño 3.4", une zone de référence dans le Pacifique, ont nettement augmenté ces derniers mois, "passant d'une moyenne de +1,6°C au-dessus de la normale en juin 2026 à +2,5°C au-dessus de la normale en août", indique l'OMM.

Pour les mois d'octobre, novembre et décembre, ce chiffre devrait "atteindre environ +3,7°C et culminer autour du mois de décembre". Il s'agirait du niveau le plus élevé depuis le début des observations, loin devant le précédent record (+2,6°C) enregistré entre novembre 2015 et janvier 2016.

"El Niño n'apporte pas de chaleur supplémentaire à la planète. Il libère la chaleur que l'océan a déjà emmagasinée sous la surface - c'est pourquoi un phénomène de forte intensité donne si souvent lieu à l'une des années les plus chaudes jamais enregistrées (comme en 2024), a expliqué Celeste Saulo. L'océan où il puise cette chaleur est le plus chaud que nous ayons jamais observé. Il y a tout simplement davantage de chaleur prête à être libérée".

El Niño provoque déjà des conditions climatiques extrêmes : en Amérique centrale, une sécheresse provoque champs arides, récoltes en baisse et pertes de bétail. En Inde, de fortes perturbations de la mousson compromettent les cultures.

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