L'oeil de la rédaction. L'édito. « N’ayez pas peur » : à Metz, Léon XIV appelle à avoir foi dans l’avenir
Ce lundi 28 septembre restera marqué par la visite du pape Léon XIV à Metz, avec notamment une messe donnée à la cathédrale Saint-Etienne. Un passage durant lequel il en a profité pour adresser un message d'apaisement et d'unité.
Hervé Boggio -
Aujourd’hui à 19:31 | mis à jour aujourd’hui à 19:42
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« Ne vous soumettez pas à la logique de la violence et de l’oppression. Aimez la vie à chaque instant, et n’ayez pas peur de l’avenir ! » A près d’un demi-siècle de distance, Léon XIV a répété à Metz l’adresse de Jean-Paul II à la jeunesse du monde. Dans le sillage de Karol Wojtyła, Robert Prevost a fait sien l’historique « N’ayez pas peur », invitation à un acte de foi face aux noirceurs du monde. Un appel cette fois assorti d’un encouragement à être « courageux ». Signe des temps…
Le fait est : l’horizon paraît aujourd’hui si sombre que celles et ceux à qui l’espoir devrait tenir lieu de boussole sont condamnés à la bravoure. Un allant nécessaire mais qui doit être d’abord celui de nos dirigeants insiste le Saint-Père, afin de mettre fin à la spirale du « mensonge et de la tromperie ». Foi en l’avenir, courage et sincérité, triptyque pensé comme un remède aux logiques de guerre, à nouveau triomphantes jusque sur le Vieux Continent.
Perpétuer cette période sans conflit
Désamorçant les procès en naïveté à venir, Léon XIV répond : Europe. Car à Metz, c’est bien dans le souvenir des premiers pas de l’Europe politique qu’il est venu inscrire les siens. Ce faisant, il a rappelé qu’en son temps, cet élan, théorisé par Robert Schuman , n’avait qu’une ambition : faire en sorte que « toute guerre […] devienne non seulement impensable, mais matériellement impossible. » Le rêve dure depuis plus de 80 ans, soit la plus longue ère sans conflit majeur sur le sol de ce qui est, dans l’intervalle, devenu l’Union européenne. Les secousses actuelles, malgré leur brutalité, n’autorisent en rien à oublier l’ambition des pères fondateurs, voilà la conviction du souverain pontife, soulignant que les hommes qui pensèrent cette Europe de la paix, du dialogue et du droit, étaient nés d’une tout autre adversité : l’horreur des deux conflits mondiaux.