« L’odeur m’a réveillé en pleine nuit » ; « On a aussi reçu des cendres… » : les incendies du Var ont inquiété les habitants à l’Ouest des Alpes-Maritimes
« Rassurez-vous, il n’y a aucun départ de feu sur la commune de Séranon. » C’est le message que le nouveau maire de cette commune de l’arrière-pays de Grasse, Damien Matteoli, s’est senti obligé de faire passer via un post Facebook, tant les alertes abondaient.
En cause, une odeur âcre de fumée, des nuages noirs, voire des cendres qui semblent avoir traversé une bonne partie Ouest du département ce vendredi 31 juillet, depuis le littoral jusqu’aux territoires plus montagneux.
Notamment à Séranon, presque jusqu’à provoquer un petit moment d’affolement, dans ce village aux quelques 500 âmes recensées à l’année.
« Je préfère une population trop inquiète que pas assez »
« Comme un camion de pompiers en vigilance et un hélicoptère en reconnaissance sont passés sur la commune à ce moment-là, ça a alimenté un peu la crainte de mes administrés, et c’est vrai qu’il faisait brumeux sur toute la plaine de Séranon, et qu’une odeur les a légitimement inquiétés. Mais je préfère une population trop inquiète, que pas assez ! », indique encore le maire, alors que ses frontières ont échappé à tout départ de feu depuis le début de l’été.
Ce qui n’empêche pas de s’en prémunir.
« Avec autres les petites communes limitrophes du Var avec laquelle nous partageons le massif du Lachens, nous avons justement eu une réunion le 21 juillet dernier, avec l’idée de créer un Comité intercommunal de Lutte contre les feux de forêt afin de mutualiser les moyens et diviser les coûts. Coïncidence, les gros incendies du Var ont débuté à ce moment-là… »
« Ne pas alerter systématiquement les secours »
Jusqu’à la propagation des émanations vendredi soir. Et ces explications, relayées également par la préfecture des Alpes-Maritimes, afin que les secours (déjà suffisamment mobilisés )ne soient pas systématiquement alertés.
N’empêche que les inquiétudes sont là, à en juger par ces quelques commentaires : « L’odeur m’a réveillé vers 2h du matin, j’avais l’angoisse d’un feu à proximité » ; « Je ne pensais pas qu’une odeur pouvait parcourir autant de distance. Et au niveau de la respirabilité de l’air, qu’en est-il ? », « Il y avait des cendres sur les véhicules ce (samedi) matin au Cannet », « L’odeur s’est sentie jusqu’à Gréolières les neiges »
Sans oublier aussi des messages de soutien aux pompiers, en première ligne face au danger qui menace…