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  • 2026-07-28 07:02:44 +0000 UTC

    Jul 28, 2026

    L'Italie est plongée en plein chaos

    Qui sera sur le banc de l'Italie face à la Belgique le 25 septembre prochain ? L'échéance de ce premier match de Nations League arrive déjà dans moins de deux mois et la Nazionale ne sait toujours pas qui tiendra le rôle de sélectionneur. Il reste un peu de temps, certes, mais le plus inquiétant tient dans le fait que cela fait déjà quatre mois que la Fédération italienne (FIGC) est à la recherche d'un successeur pour Gennaro Gattuso.

    Alors que ce dernier a déjà rebondi du côté de la Lazio, les dirigeants italiens enchaînent les déconvenues. Et ce, malgré la récente nomination du duo Paolo Maldini – Leonardo. Pire : le nouveau directeur sportif Maldini et son conseiller ont décidé de démissionner ce lundi, alors qu'ils n'ont entamé leur mission qu'à la mi-juillet. La faute aux pressions politiques sur le président de la FIGC qui ont mené ce week-end à l'échec de la signature – pourtant très proche – d'Andrea Pirlo.

    Liée à une plateforme russe de paris sportifs, l'ancienne star du Milan AC et de la Juventus s'est retrouvée ces derniers jours au centre d'un tourbillon médiatique qui a causé le chaos. "Je regrette qu'une décision sportive ait été si rapidement instrumentalisée dans un débat public, au point de me prêter des significations et des intentions qui ne sont pas les miennes", a-t-il regretté ce lundi matin avant de se défendre.

    guillement

    Je regrette qu'une décision sportive ait été si rapidement instrumentalisée dans un débat public.

    "La collaboration professionnelle au cœur de la récente polémique s'est déroulée dans le cadre de ma carrière aux Émirats arabes unis et est exclusivement de nature commerciale et sportive. Attribuer une dimension politique à cette collaboration revient à m'attribuer des opinions que je n'ai jamais exprimées et qui ne sont pas les miennes."

    Andrea Pirlo n'était pourtant pas le plan A. Avant lui, la FIGC a essuyé plusieurs refus. Carlo Ancelotti a été sondé en cas de départ du Brésil ; puis Pep Guardiola a été contacté mais a refusé. Alors que les profils d'Antonio Conte et de Roberto Mancini ont ensuite été écartés pour privilégier la candidature de Pirlo, l'ami de Maldini.

    Les noms changent, pas les soucis

    En nommant un nouveau président (Giovanni Malago) le 22 juin dernier pour prendre le relais du démissionnaire Gabriele Gravina puis en lançant le duo Maldini-Leonardo, la Fédération italienne entendait redémarrer d'une feuille blanche et amener une nouvelle impulsion après l'échec de la qualification pour la Coupe du monde 2026. Sauf que les maux sont en réalité bien plus profonds.

    guillement

    Je reçois des tonnes de messages depuis ce lundi.

    En plus d'une nécessité de grande réforme de la formation des jeunes et de l'urgence d'avancer dans le dossier de l'Euro 2032 (coorganisé avec la Turquie), la FIGC doit faire face à des pressions médiatiques et critiques constantes qui ne laissent plus la place aux erreurs.

    "Je reçois des tonnes de messages depuis ce lundi matin, a confié Giovanni Malago à Il Sole 24 Ore. Pour retrouver notre crédibilité compétitive au plus haut niveau, où rien n'est acquis, nous devons travailler avec les jeunes joueurs âgés de 13 à 16 ans. Cela implique de revoir tout le processus, tant au niveau de l'entraînement que de la culture, et cela concerne aussi l'entraîneur."

    Toute l'Italie se demande désormais qui sera son nouveau sélectionneur. Les noms de Mancini et Conte reviennent sur la table, comme celui de Silvio Baldini, entraîneur des U21 et intérimaire d'avril à juin.

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