Incendie de Crans-Montana : le nom d'un ingénieur utilisé sans son accord

Publié8. septembre 2026, 21:44

Tragédie de Crans-MontanaL'identité d'un ingénieur usurpée pour valider des travaux

Selon BFM TV, un ingénieur a vu son nom être utilisé à son insu deux fois pour valider des travaux dans le bar le Constellation. Une pratique qui interroge, forcément.

La rédaction 20 Minutes

Le Constellation, scellé par la police cantonale valaisanne, reste fermé. L'enquête sur l'incendie du 1er janvier révèle désormais des irrégularités dans les autorisations de travaux.

Le Constellation, scellé par la police cantonale valaisanne, reste fermé. L'enquête sur l'incendie du 1er janvier révèle désormais des irrégularités dans les autorisations de travaux.AFP

Selon BFMTV, l’enquête sur l’incendie du bar Le Constellation à Crans-Montana a révélé de nouvelles zones d’ombre autour des autorisations de travaux dans l'établissement valaisan. Un ingénieur civil de la station du Haut Plateau aurait découvert que son nom figurait sur des documents liés à l’établissement. Le tout alors qu’il affirme n’avoir jamais été consulté ni avoir validé les projets concernés.

Son identité apparaît notamment comme «co-auteur» sur des plans d’extension de terrasse datés de décembre 2025. Entendu par la police, l’ingénieur aurait expliqué avoir appris l’existence de ces plans par la presse helvétique, au début de l’enquête au début de l'année. Toujours selon BFM, il aurait ensuite obtenu des excuses du chef du service des constructions de Crans-Montana, qui aurait reconnu avoir ajouté son nom sans son accord pour «aller plus vite». Ces travaux sont toutefois sans rapport avec l'incendie tragique du 1er janvier dernier.

Le mémorial aux victimes du bar Le Constellation, ravagé par les flammes le 1er janvier. En coulisses, l'enquête met au jour une usurpation d'identité pour valider des chantiers.

Le mémorial aux victimes du bar Le Constellation, ravagé par les flammes le 1er janvier. En coulisses, l'enquête met au jour une usurpation d'identité pour valider des chantiers.AFP

L’ingénieur conteste également toute participation à des travaux qui ont été réalisés en 2015, dont certains sur un mur porteur, lors de la rénovation du bar. Son nom avait été cité à ce sujet par un ancien propriétaire. Mais l'homme assure ne retrouver aucun mandat ni document attestant de sa propre intervention dans ses archives. Ces éléments ne sont pas présentés comme une cause de l’incendie du 1er janvier, a précisé encore une fois la chaîne. Ils soulèvent tout de même pas mal d'interrogations sur le suivi des chantiers et le respect des procédures communales.

Le responsable du service des constructions fait partie des personnes mises en cause dans cette affaire, aux côtés de nombreux autres prévenus. Les auditions doivent se poursuivre ces prochaines semaines. Le média français ajoute au bas de son article que «interrogés sur la question, des observateurs du dossier répondent avec un sourire gêné «c'est le Valais», en faisant référence à la réputation sulfureuse du Canton.»

Fleurs et photos de victimes sur la façade barricadée du bar valaisan. L'enquête soulève désormais des questions sur la validité des permis de construire.

Fleurs et photos de victimes sur la façade barricadée du bar valaisan. L'enquête soulève désormais des questions sur la validité des permis de construire.AFP

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