L’IA Claude aurait exploité les chansons d’Elvis Presley, les ayants droit passent à l’attaque - PaperGeek

L’une des plus célèbres entreprises d’intelligence artificielle est au cœur d’un procès. Les ayants droit d’Elvis Presley accusent Anthropic d’avoir entraîné ses modèles à partir des chansons du rockeur légendaire, et ce, sans autorisation.

L’intelligence artificielle est de plus en plus performante. Mais pour évoluer, celle-ci a besoin d’entraînement. Dans ce cadre, les entreprises d’IA collectent d’importantes quantités de données, souvent sans autorisation. Meta aurait même utilisé des livres piratés afin de former son IA. Mais parfois, la justice rattrape les responsables. Le célèbre journal New York Times a, par exemple, poursuivi OpenAI et Microsoft pour violation du droit d’auteur. Plusieurs artistes ont également porté plainte contre OpenAI et Meta pour ces mêmes raisons.

Elvis Presley
Crédits photo : Wikipedia

Et dans le monde de la musique, les choses ne sont pas différentes. Le célèbre générateur Suno aurait, par exemple, aspiré des milliers de chansons protégées par le droit d’auteur. Mais c’est cette fois au tour d’Anthropic, célèbre pour son IA Claude.

L’entreprise est accusée d’avoir non seulement utilisé des centaines de chansons d’Elvis Presley, mais également d’avoir contourné les protections de gestion des droits numériques (DRM). Pire encore : la société aurait supprimé ou modifié les informations relatives à la gestion des droits d’auteur. Rien que ça.

Près de 300 chansons d’Elvis Presley utilisées sans autorisation

C’est en tout cas ce qu’affirment les ayants droit du chanteur de rock légendaire, Authentic Brands Group et Raleigh Music Publishing. La semaine dernière, les responsables ont ainsi porté plainte contre Anthropic pour avoir utilisé pas moins de 274 chansons d’Elvis Presley sans autorisation.

« Les plaignants représentant Elvis engagent cette action en justice afin de faire respecter leurs droits exclusifs face à un défendeur qui a bâti l’intégralité de son modèle économique sur la violation du droit d’auteur, à une échelle jamais vue auparavant », explique l’avocat principal des plaignants, Richard Busch. « Le catalogue emblématique qu’ils détiennent collectivement comprend certaines des compositions musicales les plus influentes et les plus durables de l’histoire de l’humanité. »

Ce n’est pas la première fois que l’entreprise d’IA est visée par une action en justice. L’année dernière, Anthropic a dû dédommager un demi-million d’écrivains pour violation de droits d’auteur. Par ailleurs, le patron d’Anthropic a récemment évoqué une « crise de confiance » à l’égard de l’IA.

Source : Engadget