L'Espagne, nouvelle bête noire des Bleus : comment Zidane peut-il briser la malédiction ? - Sport.fr

Trois défaites consécutives, une demi-finale de Mondial perdue, et un constat partagé par Lamine Yamal comme par Adrien Rabiot. L’Espagne est devenue le grand obstacle de l’équipe de France. Au point de peser sur les choix du nouveau sélectionneur.

Le 14 juillet dernier, l’équipe de France s’inclinait 2-0 face à l’Espagne en demi-finale de la Coupe du monde 2026. Une défaite de plus face à la Roja. Selon Lamine Yamal lui-même, l’Espagne avait déjà battu la France lors des deux confrontations précédentes. Trois revers d’affilée face au même adversaire, à ce niveau, ça commence à ressembler à un problème structurel.

Et les principaux intéressés en ont conscience.

Le diagnostic espagnol

Dans un entretien à L’Équipe, Lamine Yamal a expliqué la stratégie de la Roja face aux Bleus. Contre la France, a-t-il résumé, il n’existe que deux scénarios : un match ouvert, et les attaquants français finissent par punir. Ou un match maîtrisé, où l’Espagne garde le ballon. La Roja a choisi la seconde option, avec succès.

Un constat simple, presque clinique. Et redoutablement efficace.

Le diagnostic français

Côté tricolore, Adrien Rabiot a livré une lecture complémentaire, à la veille de Turquie – France. Pour lui, ce n’était pas une question de qualité : les Bleus n’en ont pas moins que l’Espagne. Mais la Roja est pratiquement la seule équipe à les avoir vraiment mis en difficulté ces dernières années. La clé, selon lui, est tactique. Et d’après RMC, il a glissé que les Espagnols avaient peut-être mieux préparé la rencontre. Une remarque qui visait, en creux, l’ancien staff.

Deux joueurs, deux camps, un même point de convergence : la bataille se joue sur la maîtrise du ballon.

La réponse de Zidane

C’est là qu’intervient le nouveau sélectionneur. Dès sa prise de fonctions, Zinédine Zidane a annoncé vouloir une équipe qui prend le jeu à son compte. Et il a immédiatement installé un 4-3-3, avec un milieu à trois, à la place du 4-2-3-1 très offensif de l’ère Deschamps. Un choix qui ressemble à une réponse directe au problème espagnol : contester le ballon plutôt que de le subir.

Lors des premières séances, les exercices portaient d’ailleurs sur la circulation, les diagonales et l’occupation de l’espace. Un football plus patient, ou plutôt plus maîtrisé.

L’Angleterre aussi cherche la clé

La France n’est pas la seule à buter sur la Roja. En Angleterre, Anthony Gordon a reconnu que son équipe n’avait pas la même capacité à contrôler les matchs, ce n’est pas en nous, a-t-il dit. Signe que l’Espagne de Luis de la Fuente, prolongé jusqu’en 2032, pose un problème à tout le football européen.

Un rendez-vous à venir

La France et l’Espagne ne se croiseront pas lors de cette Ligue des nations, du moins pas en phase de groupes. Mais chaque match des Bleus sous Zidane sera analysé à l’aune de cette question : l’équipe de France est-elle mieux armée pour dominer la possession ?

La réponse ne viendra pas en un soir. Mais le chantier est ouvert. Et pour la première fois depuis longtemps, les Bleus semblent avoir identifié leur principal défi.