L'écharpe de notre collègue de RMC, ses félicitations à Pétrot, un "Papa a coaché Fonseca" : Vitor Bruno a assuré le show en conférence de presse

On peut dire ce que l'on veut de Vitor Bruno, mais tout comme son compatriote José Mourinho, il vole souvent la vedette à ses conférences de presse. Ce mercredi, on a assisté à son meilleur show jusqu'à présent, qu'il a en partie assuré dans un français tout à fait correct. "Vous avez une très chouette écharpe."

La scène s'est déroulée à la fin du point de presse. L'homme qui portait l'écharpe rouge était Edward Jay, correspondant pour RMC Sport. "Vous la voulez ?", répondait Jay. Bruno, avec un large sourire : "Non, non, mais elle me fascine depuis que je suis rentré dans cette salle de presse."

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Est-ce parce que Bruno a déjà travaillé en France – il a été entraîneur adjoint de Sergio Conceição à Nantes en 2016-2017 – qu'il a autant diverti son public en grande partie en français ? Ou parce qu'Anderlecht s'apprête à jouer dans la deuxième plus grande compétition européenne ?

"Nous allons aussi leur mettre la pression"

Si on peut en croire Bruno, on pourrait assister à un match de gala comme en 2003, quand Anderlecht avait battu Lyon en Champions League (1-0, but de Tihinen). "Mon collègue et compatriote Paulo Fonseca (le coach de l'OL) aime le football, c'est un passionné, on va voir un bon match, assure-t-il. Il y aura des moments où Lyon nous mettra en difficulté mais il y aura aussi des moments où l'on va mettre la pression sur notre adversaire. Nous nous attendons à un match difficile, mais eux aussi. De mon côté, je ne l'ai pas préparé différemment de celui contre Malines. On poursuit sur notre élan."

Mais d'abord, c'était au tour du défenseur central Léo Pétrot de s'adresser à la presse. Il y avait quelques sujets intéressants à aborder. Pétrot a joué au total dix ans pour Saint-Étienne, où l'on déteste Lyon. Lors d'un ASSE – Lyon (2-1), il a délivré une passe décisive sur la tête de Lucas Stassin, auteur de deux buts. Il affrontera Loïs Openda, la flèche belge. Il jouera pour la première fois sans Giulian Biancone à ses côtés, son compatriote avec qui il s'entend très bien mais sur qui il crie parfois, et vice versa.

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Pétrot a répondu comme c'est souvent le cas en France : de manière professionnelle et avec beaucoup de clichés. Bruno hochait constamment la tête et adorait ça. "Je n'ai plus rien à dire", disait-il, en faisant mine de s'en aller.

Une seule fois, il a corrigé Pétrot, lorsque ce dernier déclarait qu'il voulait atteindre le même niveau aux côtés d'"Omo" (Omobamidele, le défenseur central irlandais). "Omo ou un autre", indiquait Bruno, qui déteste que son onze de départ fuite à l'avance.

"Vous allez téléphoner à papa ?"

Quand Bruno a pris la parole, les choses sont devenues plus amusantes. Surtout quand il évoquait les mérites de Fonseca. "Mon père l'a eu comme joueur à Belenenses."

On l'avait mentionné dans un portrait fait au moment de son arrivée à Anderlecht, mais on l'avait perdu de vue : son papa Vitor Manuel – aujourd'hui âgé de 74 ans – a aussi été entraîneur. Il a également officié à quatre reprises comme entraîneur principal à Coimbra, à Braga, à Leiria…

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Quand un collègue demandait à Bruno si son papa lui donnait des conseils, Bruno a ri : "Je savais que vous alliez rebondir là-dessus. Je n'aurais pas dû en parler. Vous allez certainement l'appeler ce soir ?"

Mais il a ensuite répondu à la question. "Avant le match, il m'envoie simplement : 'Beaucoup de chance' et un 'Je t'aime'. Comme un père le fait à son fils. Après le match, je reçois toujours un long texte avec ce qu'il a pensé de la rencontre. Il voit tous les matchs d'Anderlecht à la télé."

Foncesca voit en Bruno un futur grand

Lors de sa conférence de presse, Fonseca a été interrogé sur les propos tenus par son homologue anderlechtois un peu plus tôt dans la journée. Il l'a fait avec le sourire et à coups de beaux compliments à son égard et celui de son père.

"Le père de Vitor Bruno était mon entraîneur, c'est vrai, a confirmé l'entraîneur des Gones. Tout le monde connaît le père de Vitor. Enfin, tout le monde au Portugal (rires). Il est une personne magnifique, incroyable. Nous avions une belle relation. J'aimais travailler avec lui. Vitor est un jeune entraîneur mais je peux déjà dire qu'il sera un des meilleurs coachs portugais à l'avenir. Il sera un grand entraîneur."

Les deux hommes se rejoignent sur pas mal de points quand il s'agit de parler de football. "Vitor est un entraîneur qui aime jouer, qui aime avoir le ballon. Son style est très positif. Il aime avoir l'initiative mais a démontré qu'il pouvait être fort défensivement et bien organisé. Il a beaucoup de qualités."

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Bruno veut une rotation à Anderlecht

En faisant les louanges de Fonseca, Bruno a énuméré tous ses clubs à une vitesse qui a fait rire les journalistes français. Ses bras se sont également levés au ciel quand il a évoqué les options de rotation à Lyon. "Que ce soit avec Morton, Tolisso, Bidstrup, Sulc, Openda, Mata ou Boudache : ils ont l'embarras du choix. À terme, on veut aller dans le même sens avec Anderlecht : on veut devenir imprévisible pour l'adversaire sans perdre en qualité."

Si le spectacle sur le terrain est à la hauteur de ce que Bruno a proposé à son point presse, nous allons assister à un bon match. Une chose est sûre : dans sa zone technique, Bruno sera en grande forme. Et il ne portera pas d'écharpe rouge, car Edward Jay l'avait encore autour du cou à la conférence de presse de Fonseca, quelques heures plus tard.

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