Kitesurf contre bateau-bus : un « accrochage » insolite ce mardi 6 octobre dans la rade, heureusement sans gravité
Ce mardi 6 octobre peu après 13 h 30, les passagers d’une navette maritime du Réseau Mistral qui venait de quitter les Sablettes pour se rendre à Toulon ont assisté à une drôle de scène, heureusement sans gravité.
Un homme qui pratiquait le kitesurf (une planche aérotractée par une sorte de cerf-volant, appelée voile ou aile) a percuté le bateau-bus.
Selon la direction de Réseau Mistral, « le capitaine a immédiatement stoppé la propulsion afin de sécuriser la situation ».
Elle confirme aussi que la personne n’a pas été blessée, que « son matériel a pu être récupéré » et indique que « l’incident n’a pas eu de conséquence pour nos voyageurs ».
À part un léger retard sur l’horaire d’arrivée.
Une dame a crié : « Il est passé en dessous ! »
Un passager qui a assisté à la scène nous raconte : « Nous passions devant le fort Balaguier quand cet homme en kitesurf est arrivé par la droite et a percuté le bateau. Une dame a crié "Il est passé en dessous !" Et on l’a vu réapparaître de l’autre côté. Heureusement, il n’a pas été étourdi. Un matelot lui a lancé une bouée et on lui a proposé de monter à bord, mais il a refusé. Le capitaine a discuté avec lui, a insisté pour le ramener à Toulon, mais non… À un moment, on a vu réapparaître l’aile sur un côté du bateau, elle était lacérée, et on l’a remontée à bord, avec l’accord de son propriétaire », dont notre témoin estime l’âge à « 60 ou 70 ans, mais en forme ! ».
« Puis il a regagné le rivage à hauteur du fort, avec la bouée d’un côté et sa planche de l’autre. »
La gendarmerie maritime tentera désormais de faire la lumière sur les circonstances de cet « accrochage » dans la rade, où il est de plus en plus courant d’apercevoir ce genre de pratiquants, quand le vent d’est se lève.
Quel cadre pour cette activité nautique ?
Selon l’arrêté de la préfecture maritime régissant les activités nautiques dans ces eaux, et précisément dans la petite rade où les faits se sont produits, « la navigation des engins de plage ou embarcations non immatriculées est interdite sur le plan d’eau militaire ainsi que dans les eaux maritimes situées au-delà de la bande littorale des 300 mètres. » Mais le document dit aussi ceci : « La pratique des sports nautiques tractés tel que le ski nautique, les bouées tractées et le parachute ascensionnel nautique, la navigation des véhicules nautiques à moteur (type jet-ski, Ndlr), l’évolution des engins à sustentation hydropropulsés et la pratique des sports nautiques avec des embarcations immatriculées propulsées par l’énergie humaine sont interdites. »
Reste aux gendarmes à définir, peut-être, si le kitesurf est considéré comme un engin de plage ou une embarcation non immatriculée (et donc autorisés sous certaines conditions) ou comme un sport nautique tracté (ce qui est proscrit). Ce qui est sûr, c’est que l’incident pourrait bien faire un précédent.