Kiev frappe en profondeur la Russie
Treize personnes ont été tuées lundi au Tatarstan, dans le centre de la Russie. Cette attaque "massive", menée à la fois "contre des sites industriels comme civils", selon les autorités locales, a visé la ville industrielle de Nijnekamsk, située à quelque 1600 kilomètres de la frontière ukrainienne.
Selon des informations disponibles, "13 personnes ont été tuées, dont un enfant", ont indiqué les autorités du Tatarstan. Au moins septante-cinq autres ont été blessées.
Ce raid de drones, l'un des plus meurtriers survenus sur le territoire russe depuis le début de l'offensive de Moscou contre l'Ukraine en 2022, confirme la capacité croissante de Kiev à frapper bien au-delà des lignes de front du conflit.
Une évolution du conflit très préoccupante: comment la Russie tente d'étouffer l'économie ukrainienne "avec des effets sur les marchés mondiaux"Dans la nuit de dimanche à lundi, la Russie a abattu au total 456 drones ukrainiens au-dessus d'une quinzaine de ses régions et de la Crimée annexée, selon un communiqué du ministère russe de la Défense.
"Capitale pétrochimique"
Ville d'environ 240 000 habitants, Nijnekamsk, souvent surnommée la "capitale pétrochimique" du Tatarstan, abrite notamment des raffineries pétrolières et une importante usine pétrochimique. Nijnekamsk avait déjà été frappée par des drones ukrainiens le 12 juin, l'état-major ukrainien ayant alors affirmé y avoir visé deux raffineries pétrolières.
La Russie se dote de missiles nord-coréens pour frapper plus durement encore les civils ukrainiensCes derniers mois, l'Ukraine a systématiquement pris pour cible les raffineries de pétrole russes, ainsi que des sites logistiques, portuaires ou de transport, afin de perturber l'approvisionnement en carburant de l'armée et des consommateurs civils.
Cette campagne a provoqué des perturbations inhabituelles en Russie, grand producteur de pétrole, entraînant de longues files d'attente dans les stations-service. Bien que le Kremlin se soit empressé de remédier à ces pénuries et que les files d'attente se soient depuis dissipées dans les grandes villes comme Moscou et Saint-Pétersbourg, les tensions sur l'approvisionnement persistent.
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