Jusqu’à 23 % de risques à 45 ans : une récente étude rappelle que l’âge des femmes est le principal facteur de fausses couches
L’âge de la mère constitue le premier facteur de risque des fausses couches, qui touchent 10 à 14 % des grossesses en France, selon une étude de l’Ined publiée ce mercredi. Le risque atteint 23 % à 45 ans. L’institut souligne aussi une prise en charge hospitalière jugée inadaptée par les patientes.
Selon une récente étude de l’Institut national d’études démographiques (Ined) publiée ce mercredi, l’âge des femmes est le principal facteur associé à la fréquence des fausses couches.
D’après l’Ined, entre 10 et 14 % des grossesses se terminent par une fausse couche. La grande majorité ont lieu pendant le premier trimestre de la grossesse, seul 8 % se produisent après 14 semaines d’aménorrhée.
À lire aussi : Elle porte plainte pour non-assistance du Samu 34 : Marie, suivie pour une grossesse à risque, a frôlé la mort
Des chiffres qui s’appuient sur les résultats de deux enquêtes ainsi que sur des données administratives du Système national des données de santé.
Un risque "élevé" avant 20 ans
La probabilité qu’une grossesse se termine par une fausse couche chez les femmes de moins de 20 ans est "relativement élevée", dépassant 10 %.
Chez les femmes enceintes et âgées de 35 ans, 8 % des grossesses se terminent par une fausse couche, une proportion qui atteint 14 % pour celles survenues à 40 ans et 23 % à 45 ans.
En revanche, le risque "varie peu" en fonction du niveau de diplôme ou de la situation financière des femmes.
Une prise en charge aux urgences "inadaptée"
La prise en charge aux urgences gynécologiques "est souvent vécue comme inadaptée par celles qui y sont accueillies" pour une fausse couche, pointe par ailleurs l’étude.
À lire aussi : "J’étais en train de crever dans ma salle de bains" : en urgence vitale pour une grossesse extra-utérine, Marie dénonce une non-assistance du Samu 34
Il existe un "décalage" entre les "attentes" de ces patientes et "les soins qui leur sont délivrés". Les femmes touchées par une fausse couche regrettent notamment une prise en charge dans un environnement hospitalier "parfois peu adapté", dans un service qui accueille aussi des femmes enceintes ou en train d’accoucher. Elles déplorent également un manque d’information sur le déroulé des soins et une absence de suivi médical.
"Ces constats soulignent la nécessité de repenser les soins délivrés lors d’un arrêt précoce de grossesse", souligne l’étude, qui relève une "amorce" de "changement", avec la publication prochaine de nouvelles recommandations.
Depuis septembre 2024, les femmes ayant vécu une fausse couche peuvent bénéficier d’un arrêt de travail indemnisé, sans jour de carence.