Journées d’octobre/Folie’Flore. « Un moment de complicité » : fabriquer une peluche unique avec l’atelier « Cœur de nounours »

Le carillon résonne joyeusement dans les allées du village des boutiques, au cœur des Journées d’octobre (JO) qui se tiennent au Parc Expo, à Mulhouse, jusqu’au 11 octobre. Ses notes cristallines qui volètent au-dessus des stands annoncent la « naissance » d’une nouvelle peluche, au sein de l’atelier « Cœur de nounours ». Particularité, on participe pleinement à cette arrivée.

La cloche annonçant la création d’une nouvelle peluche.   Photo Antonin Utz

La cloche annonçant la création d’une nouvelle peluche.   Photo Antonin Utz

« Chaque visiteur choisit sa peluche vide, participe à son remplissage, peut l’habiller s’il le souhaite, et repart avec un doudou unique, personnalisé jusqu’au certificat de naissance », présente, pleine de douceur, la Dessenheimoise Mireille Muller, surplombée par des dizaines d’animaux sauvages, de chiens, de capybaras, de grenouilles et de créatures mythiques de 16 pouces, pardon, de 40 cm. Il faut dire que le concept est né voilà quelques décennies outre-Manche, voire outre-Atlantique.

On sectionne le cordon qui scelle définitivement le rembourrage, sans avoir besoin de coudre.   Photo Antonin Utz

On sectionne le cordon qui scelle définitivement le rembourrage, sans avoir besoin de coudre.   Photo Antonin Utz

Mireille Muller : « Le plus dur, c’est de choisir la peluche »

« Notre fille, Anne-Sophie, nous a dit un jour qu’elle souhaitait partir à Londres pour fabriquer sa propre peluche, dans un atelier repéré sur les réseaux sociaux. Plutôt que de traverser la Manche, nous avons choisi d’apporter l’idée en Alsace. « Cœur de nounours » est né en début d’année 2026. Nous avons commencé dans un salon du tatouage, à Colmar, un autre à Strasbourg. Ce sont des publics très familiaux, cela a plu. »

Cela s’est confirmé à la Foire aux vins de Colmar, puis à la Foire européenne, à Strasbourg. « C’est la première fois à Mulhouse, et nous irons en fin de mois à Grenoble. » À côté d’elles, les machines pleines de rembourrage, semblables à des machines à barbe à papa, manifestent leur impatience. Il est temps de choisir la peluche et de décider de sa corpulence : filiforme ou potelé ? « L’atelier dure entre 10 et 15 minutes », précise Mireille Muller, pendant que la peluche prend de la consistance. « Le plus dur, c’est de choisir la peluche. »

En 10 minutes, une peluche potelée.   Photo Antonin Utz

En 10 minutes, une peluche potelée.   Photo Antonin Utz

« Le voeu est très important »

Peut-être comme le vœu qu’on formule secrètement en glissant un cœur porteur de message dans la « cotonnade » qui sera ensuite scellée. « Le vœu est très important, c’est un moment solennel pour les enfants comme pour les adultes. C’est pour du vrai. Une petite fille m’a dit qu’elle aimerait être adulte. Une femme âgée en a confectionné une pour la sépulture de son petit-enfant. »

La peluche renvoie, oui, immanquablement à son enfance ou à sa condition d’adulte. « C’est pensé comme un moment de complicité en famille plutôt que comme un simple achat », conclut Mireille Muller. Libre à soi, ensuite, de la peser, la pouponner, d’acquérir une garde-robe, de la préparer à ce monde en attendant le certificat et la clochette tintinnabulante qui annoncera l’arrivée d’une nouvelle peluche, au cœur de ces nouvelles Journées d’octobre.

Atelier « Cœur de nounours » : 29,90 € la peluche (hors entrée aux JO/Folie’Flore). Les vêtements et les accessoires sont vendus à part, entre 3 € et 14 €. Village des boutiques, Hall 4, stand R08, à côté du stand du journal L’Alsace/DNA.