JO 2030. Départ de Grospiron : pour le CIO, « il était temps d’apporter un nouveau leadership »
Les mots sont toujours bien soigneusement pesés du côté du Comité international olympique. C’est d’ailleurs en tenant un texte dans ses mains que Pierre-Olivier Beckers s’est présenté devant la presse, ce lundi 14 septembre en fin de matinée à Lyon.
Le président de la commission de coordination du CIO est revenu, pour la première fois, sur le départ d’Edgar Grospiron de la présidence des Alpes 2030, acté le 10 septembre par le bureau exécutif. « [Le CIO] a eu le temps, ces derniers jours, d’observer et d’analyser cette situation. Ce n’est pas un événement anodin pour la personne concernée, sa famille et pour le comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques », a convenu le Belge tout en rendant hommage au travail réalisé par le champion olympique de ski de bosses.
Comme Fabrice Pannekoucke, président d’Auvergne-Rhône-Alpes, l’avait indiqué à la suite du BE en parlant de « phase 2 », le président de la « co-com » a aussi insisté le timing : « Suite aux tensions de gouvernance de ces derniers mois, il était temps d’apporter un nouveau leadership. Nous avions une fenêtre d’opportunité car le comité d’organisation est en train de basculer dans une phase de planning stratégique et de livraison opérationnelle. »
Assurer au projet « une continuité et une stabilité »
Pierre-Olivier Beckers s’est félicité de la nomination de Vincent Roberti , directeur général, comme président par intérim, décidée lundi matin en assemblée générale extraordinaire : « Pour nous, c’est un élément d’analyse très positif car elle assure au projet une continuité et une stabilité. »
L’intéressé se tenait juste à ses côtés pour défendre coûte que coûte les Alpes 2030 : « La préparation de ces Jeux avance grâce aux talents que nous avons. Depuis des mois, beaucoup de choses ont été dites et écrites (sur la crise de la gouvernance, NDLR). Mais, en interne, les équipes (130 collaborateurs désormais au Cojop, NDLR) travaillent et la commission de coordination va permettre de mettre en avant ces avancées », a affirmé Vincent Roberti.
Aucune échéance n’a été indiquée sur la durée de cet intérim : « Je vais l’assurer le temps qu’il faudra. L’important est que l’on puisse avoir un Cojop qui est bien en ordre de marche, c’est ma responsabilité », a précisé le haut fonctionnaire.
D’autant que le président de la commission de coordination a rappelé le calendrier particulièrement contraint de la préparation de ces Jeux : « Il ne faut pas traîner. Mais nous sommes dans le temps. Sans jamais prendre le comité d’organisation sous tutelle, il y a beaucoup de personnes du CIO qui sont là pour soutenir les équipes. »
« Il faut prendre son temps sans en perdre »
Comme pour Paris-2024, le Belge se voit, lui, plus en « chien de berger » avec un Comité international olympique qui est d’abord là pour « structurer et épauler » le Cojop. « Je peux vous assurer que, jusqu’à présent, j’ai eu très peu de coups de gueule à donner », a-t-il soufflé.
S’inquiète-t-il pour la succession d’Edgar Grospiron ? « Il faut prendre son temps sans en perdre », a répondu, sous une forme quelque peu sibylline, Pierre-Olivier Beckers. Avant d’ajouter : « L’objectif est de tout un chacun est d’identifier et de pouvoir convaincre la bonne personne pour prendre la présidence jusqu’en 2030. »