Jean-Luc Mélenchon met en doute l'impartialité des préfets vis-à-vis de LFI, Laurent Nunez répond qu'ils n'ont "pas de leçons à recevoir"

Le candidat à la présidentielle demande à ces représentants de l'Etat de "retourner dans leurs bureaux et cesser de faire des procès aux députés insoumis". "Ils agissent chaque jour avec neutralité", a défendu le ministre de l'Intérieur.

Publié le 23/08/2026 19:19

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Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, le 22 juillet 2026 à l'Elysée. (XOSE BOUZAS / HANS LUCAS / AFP)
Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, le 22 juillet 2026 à l'Elysée. (XOSE BOUZAS / HANS LUCAS / AFP)

Une des premières passes d'arme de la campagne présidentielle. Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a estimé, dimanche 23 août, que les préfets n'avaient "pas de leçons d'impartialité à recevoir", après que Jean-Luc Mélenchon a dénoncé des "procès" intentés par des préfets à l'encontre de députés LFI et exigé un "Etat impartial".

"Nous voulons un Etat impartial où des préfets sont priés de retourner dans leurs bureaux et de cesser de faire des procès aux députés insoumis devant lesquels, comme devant n'importe quel député, ils doivent faire un salut militaire réglementaire", a exhorté dimanche matin le candidat à l'élection présidentielle, lors du discours de clôture des universités d'été de La France Insoumise, près de Valence (Drôme).

"Nous ne sommes pas vos copains", a lancé Jean-Luc Mélenchon à l'égard des préfets. "Nous voulons un Etat impartial où, du préfet au guichet, nul n'est jugé sur son appartenance politique supposée, son adresse ou sa couleur de peau", a poursuivi le chef de file de LFI.

Le ministre de l'Intérieur a réagi dimanche après-midi, sur X : "Les préfets n'ont pas de leçons d'impartialité à recevoir. Serviteurs de l'Etat, garants dans les territoires des intérêts nationaux, du respect des lois et des principes de notre Constitution, ils agissent chaque jour avec neutralité et dans le seul but de garantir l'intérêt général". "Les mettre en cause ou les sommer de 'retourner dans leur bureau' méconnaît profondément leur rôle et leur engagement au service de la République", a poursuivi le ministre.