"Je suis quelqu’un d’apparemment calme" : vedette de la télévision française, Michel Drucker se confie sans détour sur ses problèmes d’anxiété

Michel Drucker a accepté de laisser tomber la carapace lors d’une balade aux côtés de notre consœur Laurence Pieau, de Paris-Match. À l’occasion d’une balade dans Paris, l’animateur de 84 ans est revenu sur sa carrière, ses rencontres mais aussi sur une facette de lui que peu de gens connaissent : la facette d’un homme anxieux.

Son "amour des gens" serait le secret de sa longévité sur le petit écran. Il y a quelques jours, Michel Drucker s’est livré au jeu des questions-réponses auprès de nos confrères de Paris Match.

L’occasion, pour l’emblématique animateur d’Antenne 2 puis France 2, de revenir sur plus de 60 ans de carrière. Au détour de cet échange, le présentateur, qui a fêté le mois dernier ses 84 ans, n’a pas manqué de faire quelques confidences, et de révéler aussi d’autres facettes de sa personnalité.

"Très angoissé" dès l’enfance

Car oui, "je suis quelqu’un d’apparemment calme", concède ce "trésor national", pour reprendre les mots de Paris-Match. Une façade, paraît-il. Michel Drucker développe : "Je suis né dans un milieu anxiogène, dans une famille très perturbée. Mes parents formaient un couple très slave, très volcanique. Ça a fait de nous des enfants très angoissés". Un passé qui laisse des marques à l’âge adulte.

Cette anxiété aurait pu lui coûter sa carrière, alors il a fallu composer avec. "Si je réussis dans ce métier, si je continue à le faire malgré mon angoisse, c’est au prix d’un énorme effort, et d’une discipline, et un mental d’acier que je me suis forgé en faisant du sport, ce qui m’a sauvé la vie". Il l’admet sans honte : "J’ai été pendant des années tétanisé, et je le suis encore".

Derrière une apparente "grande aisance" se cache un homme qui, du haut de ses 60 ans de carrière, est "méconnaissable avant les émissions. Pas bien. J’aime les choses bien faites, précises, calibrées comme tous les anxieux. Ce reportage pour Paris Match, cela fait des semaines que j’y pense". Son honnêteté est peut-être, avec sa bonhomie, la clé de son succès.