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  • 2026-07-22 17:27:41 +0000 UTC

    Jul 22, 2026

    "Je n’ai rien contre le maire…" : le premier adjoint Claude Perrier annonce sa démission quelques mois après les municipales à Anduze

    Élu premier adjoint à Anduze (Gard) après la large victoire de Bonifacio Iglesias aux élections municipales de mars, Claude Perrier quittera officiellement ses fonctions le 1er octobre. Il invoque des "divergences profondes" sur le fonctionnement de l’équipe municipale.

    C’est un départ qui intervient seulement quelques mois après les élections. Devenu premier adjoint en mars dernier, Claude Perrier quittera ses fonctions le 1er octobre. L’annonce a été faite ce mercredi 22 juillet dans un message publié sur LinkedIn, où l’ancien dirigeant de plusieurs médias explique sa décision par des "divergences profondes" sur le fonctionnement de l’équipe municipale.

    La liste Ensemble pour Anduze, conduite par Bonifacio Iglesias, avait pourtant largement remporté le scrutin avec 65,89 % des suffrages, soit 1 209 voix, contre 626 à la maire sortante Geneviève Blanc (34,11 %). Figure connue du monde des médias, natif d’Anduze, Claude Perrier avait rejoint la nouvelle majorité.

    Dans son message, l’élu insiste sur un point : son départ ne traduit pas une rupture avec le maire. Ces divergences "ne concernent pas ma relation avec le maire, que je remercie sincèrement pour la confiance qu’il m’a accordée", écrit-il, estimant toutefois que les conditions n’étaient plus réunies pour poursuivre sa mission "conformément à mes convictions".

    "Je n’ai rien contre le maire"

    Contacté, Claude Perrier refuse d’alimenter la moindre polémique. "Je n’ai rien contre le maire", explique-t-il. Il décrit en revanche des difficultés internes qu’il estime incompatibles avec sa manière d’exercer un mandat. "C’est comme une équipe de football. Quand le collectif ne fonctionne plus, il faut savoir partir. Je ne peux travailler qu’avec de la sérénité."

    Le prochainement ancien premier adjoint précise que son maintien jusqu’au 1er octobre est uniquement dicté par des impératifs administratifs. Sa démission devra être validée par le préfet et un conseil municipal devra être réuni. D’ici là, il participera également, comme grand électeur, au scrutin sénatorial de septembre.

    Le maire Bonifacio Iglesias, joint par téléphone, s’est montré particulièrement réservé. "C’est sa décision. Elle lui appartient. Je la respecte. Je la regrette, mais je la respecte", déclare-t-il, sans souhaiter aller plus loin. Interrogé sur le caractère inattendu de cette démission, quelques mois après l’installation du conseil municipal, l’édile n’a formulé aucun autre commentaire.

    2026-07-22 17:27:41 +0000 UTC