« Je n’ai jamais rien vu de tel » : en Islande, un touriste français saccage un site naturel au volant de son 4x4
En Islande, la région montagneuse des Hautes Terres est un site naturel.
© ANDBZ/ABACA / ANDBZ/ABACA
De passage en Islande en juin, un touriste français a sillonné la région montagneuse des Hautes Terres, au volant de deux Land Rover Defender, en causant d’importants dégâts sur la végétation de ce site naturel. Il a écopé d’une amende de 300 000 ISK – soit près de 3 000 euros.
« Je n’ai jamais rien vu de tel. » Après le passage ravageur d’un touriste français, de visite en Islande au mois de juin dernier, un guide touriste de la région montagneuse des Hautes Terres est écœuré. Car, au volant de deux Land Rover Defender, le vacancier a sillonné la région en faisant du hors-piste, a détruit la végétation de ce site naturel avant de diffuser fièrement les vidéos des dégâts sur ses réseaux sociaux.
Pour le guide touriste, Þór Tulinius, c’est un scandale. « Les gens sont émerveillés par ce pays. C’est pourquoi ils comprennent facilement qu’il faille rester sur les sentiers et ne pas piétiner la mousse. Le pays inspire en quelque sorte un certain respect », s’indigne-t-il, dans les colonnes de The Reykjavik Grapevine. Avant d’ajouter : « On ne va pas dans un autre pays pour simplement dire « Allez vous faire foutre ! », n’est-ce pas ? »
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Le Français a écopé d’une amende de 300 000 ISK pour dégradation de l’environnement – soit près de 3 000 euros. Mais cette sanction ne l’a pas freiné pour autant, l’individu ayant poursuivi ses dégâts après avoir pris soin de supprimer l’itinéraire enregistré sur son GPS, comme le rapporte Iceland Review.
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De plus en plus de touristes attirés par l’Islande
Cette affaire a suscité l’ire du gouvernement islandais, qui a assuré « s’efforcer de renforcer les contrôles et les sanctions contre la conduite hors-piste ». « Si vous venez en Islande, vous êtes les bienvenus pour profiter de notre nature extraordinaire, mais vous êtes tenus de la respecter et de suivre les règles. Si vous ne le faites pas, vous n’êtes pas les bienvenus ici », s’est insurgé ministre de l’Environnement, de l’Énergie et du Climat.
Selon les spécialistes, il est souvent difficile de restaurer la nature abîmée sur ce type de sites protégées, notamment dans les zones végétalisées comme les Hautes Terres. Raison pour laquelle les guides locaux se battent pour que la région soit protégée par un label de parc national. Ainsi, ils pourraient « disposer de davantage de gardes forestiers pour sensibiliser le public, assurer une présence visible, tant pour des raisons de sécurité que pour veiller à ce que les gens ne commettent pas ce genre d’actes », précise la présidente de Landvernd, l’Association islandaise pour l’environnement, Þorgerður María Þorbjarnardóttir, dans les colonnes de The Reykjavik Grapevine.
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Les dégâts infligés à la nature par les véhicules dans les espaces naturels islandais sont un fléau chaque été, et s’aggravent à mesure que le pays attire de plus en plus de touristes. Malgré le coût de la vie élevé, quelque 1,8 million de curieux ont foulé la terre basaltique entre janvier et août 2025 – contre 1,6 million de visiteurs recensés en 2019, avant la crise sanitaire. Routes détériorées, sites naturels fragiles menacés, augmentation des déchets… Si le tourisme profite à l’économie islandaise – le secteur représentant 7,8 % du PIB du pays -, cette nouvelle popularité n’est pas sans conséquence pour l’environnement.
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